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La dernière étape de notre voyage commence. Nous venons de terminer notre mission humanitaire d'un mois à Bariloche (expérience géniale ! ) et faisons cap vers le Sud : Perito Moreno et Torres del Paine avant de remonter doucement vers Buenos Aires.

Pour ce qui est des réactualisations blog, le Pérou est finalisé et la Bolivie est en cours.

A très bientôt,
Amélie et Teo

Archive pour la catégorie ‘Uncategorized’

PostHeaderIcon Les baleines à la Peninsula Valdes (1er dec)

On ne loupera pas les baleines cette fois-ci ! Pour des raisons économiques, on avait décidé de les squeezer à Harvey Bay en Australie. Là, la fin du voyage approche et il reste encore quelques sous sur le compte pour cet extra. Depuis le temps que l’on voulait les voir ! On a préféré loger à Puerto Piramides (plutôt qu’à Puerto Madryn), car on peut déjà les observer depuis la côte. C’est ce que nous ferons dès le lendemain, où nous partirons en ballade dans la Reserva Faunistica Peninsula Valdes. On y verra alpacas et … baleines depuis le haut des falaises. Une mise en bouche avant notre excursion en bateau en fin d’aprem ! D’ailleurs, on a failli ne jamais la faire car nous nous sommes quelque peu perdus … dans les dunes de sable, dignes du désert du Sahara. Arrivés à bon port, on enfile notre gilet de sauvetage pour monter dans notre embarcation de … 50 pers ! En effet, tout le monde se presse pour les voir, avant qu’elles ne repartent vers le large mi-décembre.

Pour la p’tite histoire, il faut savoir que l’espèce concernée est la baleine franche australe qui mesure en moyenne 12 m et pèse plus de 27 tonnes. Elles viennent au Printemps près de la côte pour se reproduire ou mettre bas car les eaux sont moins profondes et plus calmes qu’en Antarctique. La femelle, plus grosse que le mâle, s’accouple un an après avoir donné naissance à un petit. Pour choisir son partenaire, elle les laisse se « battre » afin d’identifier le plus vigoureux. Pendant la visite, la guide, qui est avant tout une scientifique, nous racontera qu’ils sont capables de les identifier grâce aux callosités noires qu’ils ont sur le corps et la tête (il s’agit en fait de parasites). De plus, dépourvues de dents, elles absorbent krill et plancton à la surface de l’eau, à travers les fanons qui pendent de leur mâchoire supérieure. Enfin, à la différence d’autres espèces de baleines, celles-ci retrouvent peu à peu leur équilibre. De notre côté, on aura l’occasion d’observer une baleine et son petit « blanc » (espèce rare) en train d’apprendre à évoluer dans l’eau. Forcément, après l’accouchement, il faut leur expliquer comment  se servir de leurs p’tites nageoires ! Maintenant, le nôtre semblait très à l’aise puisqu’il a commencé à jouer avec le bateau en y passant juste en dessous. Féérique ! Un vrai rêve de gosse de les voir de si près, même si, il faut le dire, notre conscience écologique en prend un coup ! Cependant, on a en enchaîné avec une bonne bière artisanale dans un troquet du coin, d’où l’on a vu débouler, avec leur voiture de loc, le couple d’italiens avec qui on avait sympathisé pendant le Torres ! Ok, on visite tous les mêmes choses, mais ca fait toujours bizarre (et plaisir) de se revoir quelques 2000 km plus loin ! Pour fêter nos retrouvailles, un « asado » (bbq) et une bonne bouteille de vin s’imposaient pour le diner! Le lendemain, avant de repartir vers le nord, on fera une nouvelle ballade, à la rencontre des éléphants et lions de mer. Ensuite, on prendra notre dernier bus de nuit du voyage (snif !) direction la playa à Villa Gesell, connue comme étant la station balnéaire la plus glamour d’Argentine.

  

  

  

  

  

  

  

  

PostHeaderIcon Mandalay (21 mai)

Nous nous préparons pour notre tout 1er bus de nuit de notre voyage. On est plutôt agréablement surpris par le confort proposé : siège inclinable et clim’, petit coussin et duo dentifrice / brosse à dent. Quoi rêver de mieux ? En plus, nous empruntons la seule autoroute du pays qui nous permet de faire 650 km en 11h. Bonne moyenne ! Le plus dur sera comme toujours la vidéo et surtout la musique puisqu’on aura droit à 2 heures de karaoké (en birman … sinon ca serait pas drôle !). Enfin arrivés à bon port, on fait la connaissance d’un birman accompagné de sa femme et venu travailler dans son magasin de télévisions. Grâce à lui, on économise quelques kyats dans le transfert à la guesthouse car il acceptera de dévoiler le «vrai» prix (celui que les locaux paient et auquel les touristes n’ont jamais le droit : 2 000 Kyatts vs 6 000 annoncés au début et que nous avons négocié à 4 000).

Une fois à la guesthouse, on va vite se coucher pour récupérer de cette nuit presque blanche.

Au réveil, Teoman vit son 1er moment de solitude du voyage. «Pour limiter les coûts, nous avons pris une chambre sans salle de bain et donc je prends tout mon nécessaire pour prendre ma douche à l’étage. Malheureusement à la fin de ma toilette, je me rends compte que j’ai oublié le dentifrice. Je retourne donc à la chambre pour le récupérer et remonte à la salle de bain. Mais lorsque j’ouvre la porte, je me retrouve «nez à nez» ou plutôt «nez à sexe» avec un couple complètement nu allongé dans le lit, un magazine à la main (normal quand il fait plus de 40°c dans la chambre). En fait, je me suis trompé de sens à l’étage et ai atterri dans une des chambres de la guesthouse non fermées à clé. Dans ce cas, pas grand-chose à faire à part dire un «sorry» et quitter les lieux le plus vite possible en espérant ne pas les revoir le lendemain au petit dej !». On en rigole encore avec Amélie.

Pour ce qui est de l‘histoire de la ville, il faut savoir que Mandalay fut la dernière capitale royale birmane. Avec 150 monastères et 70 000 moines, la Cité d’Or demeure la ville symbole de la foi bouddhique. Pour les littéraires, nous vous conseillons le livre le «Palais des miroirs» dont les premières scènes se passent au sein du Palais Royal avant l’exil du roi Thibaw en Inde, chassé par les Britanniques. On a adoré…

Ainsi, après notre petite sieste du matin, nous montons en haut de Mandalay hill pour apprécier la vue sur toute la ville : vestiges du palais royal en grande partie détruit lors des bombardements de 1945, pagodes …

Le lendemain, nous prenons notre petit dej à la Royal Guesthouse (fortement apprécié après Yangon où les formules petit dej continental se trouvent très difficilement, et où c’est nouilles matin-midi-soir). Ce petit dej sera l’occasion de faire la connaissance d’un routard / motard belge qui, après avoir voyagé dans toute l’Asie, est pressé de commencer sa seconde étape : traverser les Amériques du Nord au Sud (depuis l’Alaska jusqu’à Ushuaia). Avis aux amateurs !

N’ayant qu’une journée pour visiter Mandalay (planning du slow boat oblige…), nous louons des vélos pour visiter les principaux lieux touristiques de la ville. Moyen sympa, rapide et économique, on est ravis !

- Au sud, la pagode Mahamuni où nous observons les fidèles bouddhistes coller les feuilles d’or sur le Bouddha, désormais tout boursouflé… Grosse déception d’Amélie : seuls les hommes ont le droit de toucher le Bouddha. Les femmes sont reléguées au rang derrière les pots de fleur… Et dire qu’on pensait la religion bouddhiste open ! Néanmoins, nous serons très surpris par le nombre de personnes priant face au bouddha nous rappelant à quel point la Birmanie est un pays religieux. Seul distrait dans la foule : Teo aux prises avec un pigeon localisé juste au dessus de lui prêt à se soulager…

- Au centre, la fabrique de feuille d’or où nous comprenons enfin comment sont fabriquées les centaines de feuilles d’or que nous voyons collées sur tous les bouddhas. Processus on ne peut plus manuel. Les hommes battent en cadence, avec une lourde masse, les feuilles d’or séparées les unes des autres par un papier de bambou très résistant. Après 5 heures, sous les coups répétés, les feuilles s’affinent et augmentent en surface, donnant ainsi des dizaines de feuilles plus fines les unes que les autres. Les femmes ensuite, dans une pièce frôlant les 50°c, sans clim ni ventilo (ce serait dommage que les feuilles d’or s’envolent), découpent ces feuilles en petit carré et les rassemblent en petits paquets prêts à être vendus. Sur leur main, de la poudre de marbre pour éviter que l’or ne s’y colle…

- A l’Est, nous nous perdrons dans le quartier des pagodes et monastères. Difficile en effet de nous repérer sans nom de rue ni Birmans parlant suffisamment l’anglais pour nous aider… Nous parviendrons néanmoins à les retrouver : la pagode Kuthodaw, le monastère Shwe Nandaw et surtout la pagode Kyauktawgyi avec un énorme bouddha de 30m de haut taillé dans un seul bloc de marbre (on dit qu’il fallut 10 000 hommes et plus d’une semaine pour le transporter depuis le fleuve)

Pour bien terminer la journée, diner au Pyi Taw Win et spectacle de marionnettes. Et oui, malgré toutes les tentatives d’Amélie, Teo n’a pas flanché. On a dû s’y coller… Au final, petite heure sympathique…. Surtout l’entracte où des étudiants birmans qui utilisaient le théâtre comme salle de classe l’après midi sont venus exercer leur anglais en nous posant des questions copiées collées de leurs livres de cours : what is your favourite dish ? what is your room number ? Assez déconcertant pour une première approche…

PostHeaderIcon Bodnath et Pashupatinath (14 mai)

Notre dernier jour népalais fut consacré aux deux villes de la vallée de Kathmandu que nous avions laissées pour la fin : Bodnath et Pashupatinath (car situé entre Kathmandu et l’aéroport, et oui, nous sommes toujours aussi pragmatiques ! )

 

Bodnath, célèbre pour son très grand stupa blanc, le plus grand du Népal, est considérée comme une ville sanctuaire du bouddhisme. Très impressionnante par sa taille, par les millions de drapeaux de prières qui l’entourent mais surtout par les centaines de fidèles qui en font le tour (toujours dans le sens des aiguilles d’une montre). C’est là que nous passerons notre dernière nuit, parfait pour laisser mijoter tous nos enseignements de Kopan…. Pour la petite histoire, le nom de Bodnath (prononcé Bauda) provient de Bodhi qui signifie la connaissance parfaite (les 13 stades permettant l’accès à cette connaissance étant symbolisés par les 13 marches séparant l’hémisphère du pinacle du fameux stupa).

  

   

Pashupatinath (surnommée la Vallée de l’Ombre), est elle beaucoup moins « glamour » pour les touristes mais représente un des centres les plus sacrés du pays. Baignée par la rivière Bagmati, elle est célèbre pour :

- les crémations qui se déroulent le long de cette rivière (la Bagmati se jetant dans le Gange, les crémations y ont la même valeur qu’à Bénarès)

- les nombreux temples de son sanctuaire (en particulier, le Golden Temple dont l’accès est réservé aux Hindous et l‘entrée gardée par un imposant taureau aux attributs tout aussi imposants…)