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La dernière étape de notre voyage commence. Nous venons de terminer notre mission humanitaire d'un mois à Bariloche (expérience géniale ! ) et faisons cap vers le Sud : Perito Moreno et Torres del Paine avant de remonter doucement vers Buenos Aires.

Pour ce qui est des réactualisations blog, le Pérou est finalisé et la Bolivie est en cours.

A très bientôt,
Amélie et Teo

Archive pour la catégorie ‘4/ AUSTRALIE’

PostHeaderIcon Et en conclusion de notre road-movie…

Un extrait de nos panneaux de signalisation préférés !

   

 

   

 

PostHeaderIcon Sydney (11 Août)

Une fois devenus des experts de la Shiraz et remerciés nos hôtes du jardin botanique, nous fonçons vers Sydney où nous attendent Pierre (ami McKinsey d’Amélie qui nous accueillera dans son très bel appartement) et Travellers Auto Barn, heureux propriétaires de notre van. Et oui, c’est notre dernier jour avec le campervan et la séparation s’annonce difficile !

Les premières heures seront pour nous quelque peu déconcertantes. Nous avons l’impression d’être les seuls touristes de la ville en short et tongues, alors que tout le monde arbore un traditionnel costume-cravate-attaché case.

Heureusement, grâce à Pierre et à ses conseils, nous prendrons vite nos marques et découvrirons la ville de l’intérieur. Nous y passerons ainsi 2 jours et demi avec au programme :

- Balade dans le quartier des anciens dockers The Rocks aujourd’hui reconverti en quartier bobo

- Découverte du Central Business District avec sa fameuse skyline en bord de mer, Macquarie Street et nombre de ses bâtiments anciens avec des intérieurs so British ! (le Parlement, le Mint et St James Church la plus ancienne église de Sydney) et enfin balade autour de l’Opéra et dans le jardin botanique au milieu des roussettes

- Dîners dans les quartiers de Kirribilli (avec une vue superbe sur la skyline et l’opéra de Sydney) et Chinatown

- Et enfin, les deux must sydnéens d’après nos hôtes : excursion à Bondi Beach d’après Pierre, et à Darling Harbour selon Aude-Sixtine

Vous le remarquerez, un must manque à l’appel : le fameux apéro en haut de la Sydney Tower. Sous-estimant le standard de l’élégance australienne, nous pensions faire illusion avec nos fringues de trekkeur. Malheureusement, les baskets de Teo seront fatales ! Pas de vue panoramique sur toute la ville, mais finalement, on sera tous content de boire une bonne bière dans le pub du coin !

PostHeaderIcon Nos meilleurs moments sur la Côte Est (27 juillet)

En résumé, voici un petit condensé de nos meilleures expériences sur la Côte Est

Magnetic island ou la journée la plus longue (jour 4)

Levés sur les coups de 6h30 pour choper un ferry direction Magnetic Island (connue pour ses koalas et ses 22 baies qui en font un cadre paradisiaque pour se promener de plage déserte en plage déserte), nous arrivons sur l’île, notre petit dej en poche vers 8h du matin. Pour rejoindre notre première walk, nous tentons, pour la première fois de notre voyage, l’autostop. L’Australie étant des pays les plus safe au monde, nous osons ! Après 5 minutes d‘attente le pouce levé, nous tombons sur un australien originaire de Melbourne en vacances chez son frère. Alors que nous commençons à nous réjouir de la chance d’être tombé sur lui, il nous apprend qu’il est en route vers chez lui, trop fatigué de sa cuite au vin rouge de la veille. No comment ! Nous arrivons à bon port au départ de la Forts Walk, marche d’1h au milieu d’un ensemble de forts construits pendant la seconde guerre mondiale pour repérer l’ennemi japonais (une de nos premières visites historiques dans ce pays !). Mais finalement, ce qu’on retiendra de cette randonnée, c’est notre rencontre avec les koalas se reposant sur les branches d’eucalyptus au bord du chemin. Amélie est sous le charme. Les photos parlent d’elles-mêmes. Pour nous rafraichir, nous prenons la direction de la côte de l’île pour passer l’après midi sur les trois baies du nom d’Arthur, Florence et Horseshoe. A 18h, nous commençons à nous activer pour prendre le dernier bus censé nous ramener au port 10 minutes avant le départ du dernier ferry. C’est là que tout bascule ! Après 45 minutes d’attente à l’arrêt de bus et un chauffeur incapable de passer la seconde, nous arriverons à l’embarcadère avec une petite dizaine de minutes de retard, juste le temps de voir le ferry partir sous nos yeux. Nous sommes, pour parler vulgairement, sur le cul ! Comment dans un pays aussi organisé que l’Australie, est-il possible de se retrouver coincés sur une île sans bien sûr aucun bagage pour passer la nuit. Nous débattrons de ce point longtemps avec Olivier (rappelez-vous le taxi de Cairns) et Elodie (une de ses cops) coincés comme nous. Heureusement, malgré une altercation entre Elodie et le chauffeur de bus niant sans vergogne toute responsabilité, nous nous en sortirons modulo un extra 30$ et un ferry de la compagnie concurrente qui nous ramènera à Townsville une bonne heure après. Tout est bien qui finit bien, vous direz nous. Et bien non ! Non seulement le ferry nous ramène à plus d’1 km de là où est garé notre van mais surtout ce dernier est garé dans le parking de la première compagnie… fermé pour la nuit. Nous nous retrouvons ainsi SDF, sans affaires ni endroit pour dormir. La loose ! Perdu pour perdu, nous passerons la soirée avec Olivier et Elodie, autour d’un bon petit diner chinois entourés des fêtards australiens du vendredi soir. Une heure du mat et beaucoup de rigolades passées, ils nous ramèneront à notre parking et nous aideront, sous les regards de la caméra de sécurité, à escalader le portail selon la bonne vieille technique de la courte échelle. Le lendemain, nous profiterons de notre position stratégique sur le parking pour se faire rembourser après un bon petit scandale à la française. Enfin, tout est bien qui finit bien !

Whitsunday Islands et la célèbre plage de Whitehaven Beach (jour 7)

Enfin quelques jours de repos bien mérités : pas de route, pas de camping, ni même de van. Nous garons ce dernier tôt le matin à Airlie Beach avant de prendre le bateau, ou plutôt le canoe, pour les îles paradisiaques des Whitesundays (sommets émergés de montagnes de corail, ces île proches du continent font partie de la Grande Barrière). En effet, après une petite matinée passée à comparer les offres des dizaines de travel agents de la rue principale, nous déciderons de zapper le package type 3 jours-2 nuits sur un bateau blindé de backpackers victimes du mal de mer et préférerons l’option Ocean Rafting avec qui nous négocierons de nous faire déposer sur l’île de Long Island (île occupée uniquement par deux hôtels, le reste étant à l’état sauvage).

Notre expérience d’Ocean Rafting ne sera pas sans nous rappeler la session plus que sportive du snorkeling indonésien avec les parents de Teo. A bord d’un énorme zodiac boosté par ses 900 chevaux, nous ferons la traversée des îles en moins d’1h : nous ne sommes jamais allés aussi vite sur l’eau et le dos de Teo s’en rappelle encore ! Ambiance un peu fête foraine mais sensations garanties… Comme annoncé dans leur slogan « 3 days in 1 », nous aurons le temps de faire le tour des îles, du snorkeling… dans une eau à 18°C (autant vous dire que vous n’y restez pas plus d’un quart d’heure) et enfin déjeuner sur la plus belle plage du monde : Whitehaven beach et son sable plus blanc que blanc.

A la fin de la journée, nous nous ferons déposer, tels deux VIP, sur la plage du Long Island Resort où nous passerons la nuit avant de rejoindre le mythique Peppers Palm Bay. Au-delà des deux jours magiques passés sur l’île, voici deux petites anecdotes qui nous ont bien faire sourire (décalage entre backpackers et hôtel prestige oblige) :

- La 1ière anecdote est que nous sommes certainement les premiers clients à rejoindre l’hôtel à pied alors que la plupart des clients arrive en hydravion. On se rappellera de la tête de la réceptionniste nous voyant débarquer de “derrière les montagnes” avec notre sac à dos sur le dos

- La 2ème anecdote est, qu’après notre dîner romantique au bord de la piscine, nous serons tout ravis de nous faire une soirée DVD dans la salle home cinéma de l’hôtel. Un peu comme à la maison ! Etonnamment pour nous, personne ne l’avait réservée…

Cours de surf de Teo à Agnès Water (jour 10)

Motivé par le spectacle des surfeurs indonésiens, Teo s’était fait la promesse de prendre des cours de surf d’ici la fin de l’été. C’est à Agnès Water, spot réputé pour ses vagues idéales pour les débutants, que Teo s’initiera à ce fameux sport de glisse.

Après 15 minutes de technique présentées sur la plage par un surfeur fidèle à tous les stéréotypes (blond, cheveux longs, musclé, bronzé), il se lancera à l’eau et pratiquera pendant plus de deux heures. Il parviendra à surfer sa première vague dès son cinquième essai…. Si si on vous assure !!! Malheureusement, Amélie ne réussira pas à prendre la photo témoignage preuve de ses exploits… Il faudra nous croire sur parole ou patienter jusqu‘à notre retour pour qu’on vous montre la vidéo !

Hervey Bay et notre rencontre avec le ranger (jour 12)

A la nuit tombée, nous arrivons à Hervey Bay, connue pour l’observation de ses baleines et l’excursion sur Fraser Islands (une montagne de sable au milieu du Pacifique). Comme à notre habitude, nous nous installerons pour la nuit dans un parking désert avec vue sur mer. Au milieu de notre nuit, bien enfouis dans nos sacs de couchage, nous sommes réveillés brutalement à coups de coup de poings sur notre van, véritable caisse de résonnance. Nous comprenons vite la situation : garés illégalement pour la nuit, le ranger nous attend ! Que faire ? Selon Amélie, ne pas bouger pour lui faire croire qu’il n’y a personne à l’intérieur (difficile à faire quand le ranger persiste en augmentant la fréquence de ses coups). Selon Teo, sortir le plus vite possible et jouer le touriste naïf à l’anglais approximatif. Au bout de cinq minutes et un « Security, open the door » lancé par le ranger, nous finirons par sortir. Plus de peur que de mal. Alors que l’entretien semblait plutôt mal parti (le ranger nous menaçant d’une amende de 500$ pour un overnight stay illégal), le jeu d’acteur de Teo portera ses fruits : le ranger nous enverra passer la nuit à 5 kms de là sur un parking désert de la marina et nous fera très clairement comprendre qu’il est hors de question de nous revoir sur un parking de la ville. Cet épisode malheureux nous fera finalement économiser beaucoup d’argent : peu motivés pour rester dans cette ville hostile aux backpackers, nous boycotterons l’excursion des baleines et celle de Fraser. Soit plus de 500$ d’économisés à deux ! Heureusement, Tin Can Bay (à 30 minutes de là) et ses dauphins, ainsi que Rainbow Beach et ses falaises en arc-en-ciel, nous laisseront un souvenir tout aussi merveilleux…

Notre tournée des vins de la Hunter Valley (jour 15)

Après une journée entière passée sur la route (près de 13 heures à … 60 km/h en moyenne, 1h30 d’embouteillage dans Brisbane et un dej pique-nique sur la plage réputée de Byron Bay), nous faisons une halte bien méritée dans les vignobles de la Hunter Valley à quelques heures de route de Sydney (notre destination du lendemain).

L’objectif de cette journée dégustation sera de découvrir le cépage phare de la région : le shiraz. Nous visiterons ainsi trois grands vignobles : le domaine Wyndham (dont le fondateur fut le premier à introduire le shiraz dans la vallée en 1928), le domaine Rosemount / Lindeman (dont les vins remporteront plusieurs prix) et enfin le domaine Bimbadgen qui remportera nos suffrages. Nous achèterons ainsi une petite bouteille à partager avec nos futurs hôtes de Sydney (à notre habitude, nous choisirons un vin rouge fruité, mix entre les trois cépages régionaux shiraz, cabernet, merlot).

Grande découverte de cette journée : les vins pétillants, à boire, selon les Australiens, frais agrémentés de glaçons au bord de la piscine, qui finalement ne nous sembleront pas si mal que ça. Rassurez-vous, notre préférence reste les vins rouges traditionnels…

Cette journée se terminera par une nuit insolite au Water Garden à quelques kilomètres de là. En effet, le propriétaire de ce dernier, que nous rencontrerons lors de la recherche d’un endroit où dormir, nous offrira un bout de son terrain pour que nous y passions la nuit. Vraiment sympa !

PostHeaderIcon Nos premiers pas sur la Côte Est (25 Juillet)

Notre dernière nuit dans le Red Center se passe à Stuart Wells (et oui, pour la 2ème fois) pour apprécier une dernière fois les performances vocales de Dinkie et surtout profiter d’un emplacement de camping gratuit avant de prendre l’avion le lendemain.La voiture garée dans le parking d’Europcar et les extra 1000 kms payés, nous voici à nouveau piétons ou plutôt vagabonds dans le hall de l’aéroport avec tout notre attirail. On utilisera même notre réchaud dans le jardin botanique de l’aéroport histoire de se préparer un dernier petit déj le temps d’attendre notre avion. Plus rien n’arrête l’Améteo !

Nous atterrissons à Cairns sous la pluie, chose que nous n’avions pas prévue. On espérait un beau temps d’été pour rattraper les températures des nuits du centre. A ce sujet, on retrouve Olivier à la sortie de l’avion, rencontré au camping de Kings Canyon et qui avait beaucoup souffert du froid. On se rappelle encore son ras-le-bol, pour rester correct, lorsqu’il tenta de chauffer son thé avec son réchaud portatif par 5°C. On lui propose évidemment de partager un taxi pour rejoindre nos guesthouses respectives. Une fois Olivier déposé, notre chauffeur de taxi nous conseillera un dorm tout confort : le 149 Caravella’s où nous dégoterons (négociation oblige) une chambre double à 55$ et des coupons pour un dîner gratuit dans un bar branché de Cairns:  le Wooshed. C’est notre première rencontre avec la jeunesse australienne de la côte est. Tout d’abord, c’est la Chistmas party (normal, on est en juillet !) avec tous les mecs coiffés d’un bonnet de père noël et les filles habillées en sexy mère noël (malheureusement, loin de la silhouette de Nicole Kidman). Nous dégusterons ainsi notre excellent plat de pâtes dans une ambiance survoltée digne des meilleurs pubs londoniens !

Le lendemain, c’est jour de repos, à nouveau sous la pluie (c’est ça le climat tropical) avec au programme réactualisation du blog en profitant du Wi-Fi du McDo. Le repère des backpackers australiens et français (on se croirait sur la côte d’Azur) par excellence !

Enfin, le jour d’après, c’est le jour J : premier jour de location de notre van que nous avons soigneusement sélectionné la veille selon deux critères finement étudiés : l’ancienneté (il ne s’agirait pas de tomber en panne avec le véhicule étant donné nos compétences de mécanique) et le design extérieur (quitte à avoir une nouvelle maison pendant deux semaines, autant qu’elle soit jolie !). Seule déception : pas de boite automatique dans ces camionnettes ; ce qui explique le démarrage chaotique de Teo, en sursaut, devant la nana de l’agence, qu’on pourrait qualifier d’interloquée… Certes un peu anxieux à l’idée de ne pas avoir pris d’assurance (budget oblige…), nous nous lançons tout de même dans l’aventure, confiants que tout ira bien…. Ou presque !

Une fois le traditionnel ravitaillement Woolworths opéré et nos bagages récupérés à Caravella’s, nous attaquons les Atherton Tablelands (petit massif à plus de 1000 mètres d’altitude) pour rejoindre notre première destination : le lac Eacham.

En y réfléchissant, nous aurions pu choisir plus facile comme première destination car entre la côte à 10°C, la taille du véhicule, la conduite à gauche et surtout les vitesses à passer de la main gauche, ca devient sportif. Teo, gentleman comme toujours, multipliera les arrêts sur le bas côté pour laisser passer les dizaines de voiture amassées derrière lui… Heureusement que les paysages, que nous traversons, sont magnifiques, dignes des pâturages verdoyants de Normandie avec ses belles vaches laitières. Arrivés à destination (enfin !), se pose la question existentielle de savoir si nous allons passer la nuit en camping entouré de dizaines de caravanes et payer 20$ l’emplacement ou si nous choisissons l’option du camping sauvage permettant de dormir en pleine nature à moindre coût. Bien que cette option soit strictement interdite en Australie, où des rangers patrouillent devant les bons spots pour verbaliser les mauvais élèves, nous prenons le risque ! Nous poserons ainsi notre campervan juste devant le lac Eacham au milieu du Crater Lake National Park. Aventurier mais pas fou, Teo se réveillera à 7h du mat’ pour guetter le ranger… qui ne viendra pas. Si nous nous en sortons correctement pour le camping sauvage, cette attente matinale nous coutera une batterie à plat : Teo ayant laissé le contact sur on pour profiter de la musique alors qu’il faisait le guet… Heureusement pour nous, nous sommes garés en pente et surtout à côté de cow-boys australiens, la cinquantaine, tout droit sortis du bush qui viendront à notre secours et démarreront le véhicule en deux temps trois mouvements. Ils ne nous laisseront pas partir avant de nous dispenser une formation express en mécanique (toujours utile pour notre périple) et nous recommanderont de laisser le moteur tourner le temps que la batterie se recharge. C’est ainsi que nous serons réduits à visiter les cascades à tour de rôle. Façon originale mais peu productive de visiter une région !

Une fois ces mésaventures des premiers jours passés, nous voici prêts pour partir à l’assaut de la côte est. Les maîtres mots seront : camping en pleine nature, repas pique-nique au cul du camion et beaucoup de kms…

PostHeaderIcon Kings Canyon & Uluru, 2 “places to be” in Australia (19 juillet)

Arrivés dans les environs d’Alice Springs, nous déciderons de filer directement vers Kings Canyon et Uluru. En effet, plusieurs voyageurs rencontrés en chemin nous alerteront sur le danger potentiel la nuit à Alice Springs. Nous sommes loin des discours des rangers de Kakadu sur la richesse de la culture traditionnelle aborigène. Ici, beaucoup de délinquance et d’alcoolisme. La plupart des stations essence distribue d’ailleurs du non-sniffable fuel (pour plus de détails sur la question aborigène, voir l’article des Bonnes Résolutions d’Amélie – en cours).

C’est ainsi qu’après 2 bons jours de route (vs le jour et demi planifié, et oui, en Australie, les distances sont toujours plus longues qu’on ne le croit…), nous arrivons au Kings Canyon. Nous atteignons alors les 3000 kms inclus dans notre contrat de location. Chaque km supplémentaire nous coutera 0,28 dollars australiens. Or, nous sommes à 500 kms d’Alice Springs et il nous reste à visiter Uluru… Le budget va en prendre un coût !

Nous passerons ainsi 2 jours à Kings Canyon : le temps de faire l’extraordinaire marche qui longe les rives du canyon et de camper au milieu des dingos venant régulièrement reluquer notre nourriture au moment des repas.

Pour nous, Kings Canyon aura une signification toute particulière. En effet, le soir de notre 2ème jour de route, nous nous arrêterons par hasard, à 100 kms au sud d’Alice Springs, dans la petite ville étape de Stuart Well, autrement surnommée “Jim’s place“. Mais qui est Jim, nous direz-vous ? Nous apprendrons ainsi, au cours de la soirée, que Jim est le fils de celui qui a ouvert Kings Canyon au public il y a 30 ans de cela. Il nous racontera lors d’un speech bien à lui les débuts de Kings Canyon… accompagné de Dinky, son très étonnant “singing dingo”…. (pour plus de détails, taper Dinky, the singing dingo sur Youtube… ca se passe de commentaires et nous, ca nous a bien attendris).

Après nos deux jours au Kings Canyon, nous nous dirigeons vers Uluru-KataTjuta National Park, avec son célèbre rocher (véritable symbole de l’Australie). Difficile de vous retranscrire la beauté de ce paysage grandiose… (Teo sera d’ailleurs très impressionné par ses variations de couleur selon les heures de la journée) et surtout de vous en expliquer la magie… parce que ces lieux ont effectivement des pouvoirs. En effet, lors de la visite du centre culturel, nous remarquons un tas de pierres rouges surmonté de lettres de visiteurs du monde entier. Ces derniers, par superstition, retournent les pierres volées sur le site ; beaucoup d’entre eux ayant en effet été frappés par d’importants malheurs depuis le jour où ils ont pris une pierre de ce territoire hautement sacré pour les Aborigènes. Nous passerons deux jours à faire des treks autour du fabuleux rocher et au milieu des monts Olga. Difficile de vous en dire plus sur la tradition aborigène qui les entoure. Nous savons seulement que ces lieux sont utilisés lors des rites d’initiation des garçons et des filles par leurs aînés. Cette culture se veut en effet très secrète : une guide nous racontera que si un blanc venait à connaître ces coutumes, il serait surement tué par les aborigènes, très soucieux de préserver les secrets de leurs traditions.

PostHeaderIcon Katherine et le transfert vers le centre (16 juillet)

Après nos cinq jours de camping dans les parcs du nord, nous fonçons vers Katherine réputée pour ses gorges et ses sessions canoë. Et oui, pas de “salties” à Katherine mais uniquement des gavials (crocodiles d’eau douce) bien moins féroces mais tout aussi protégés par le gouvernement australien. Après 3h de route, un ravitaillement au supermarché du coin (la glacière est en effet une vraie piscine…), nous passerons une nuit au camping des Edith Falls (plutôt moderne après Kakadu avec ses barbecues et son absence de moustiques…) puis deux nuits au camping encore plus moderne des Katherine Gorges. On se croirait presque au camping des Flots Bleus avec la piscine autour de laquelle s’enchainent les apéros, les barbecues au milieu des tables à pique-nique et surtout l’animation du soir, Greg et Julia, qui viennent pousser la chansonnette de 19h à 21h. Beaucoup moins sauvage, il est vrai, que nos précédentes expériences… Mais on doit avouer que, finalement, on a bien aimé. Un peu de confort, ca fait de mal à personne !!!

Ces trois jours furent du coup bien agréables. Nos trois activités phares seront :

- La rangers’s talk du premier soir (on est désormais des habitués) où nous serons priés de ne pas nous baigner à partir de 19h pour laisser le temps aux crocos de profiter eux-aussi des bassins (on irait presque plaindre ces animaux, facilement effrayés, nous dit-on, par les bruits des humains).

- la promenade de 2 heures pour atteindre une très belle piscine naturelle où nous resterons à bronzer 3 heures sur les rochers (ca faisait longtemps…)

- et bien sûr la promenade de 4 heures en canoë qui sera l’occasion pour Teo de redorer son blason de canoeur après l’expérience un peu ratée de Seraya… (rappelez-vous le canoë qui prend l’eau…). Seule déception de cette balade fabuleuse : toutes les plages sont réservées aux crocos qui y font leurs nids. Pas de baignade pour l’Ameteo qui heureusement en avait bien profité la veille…

  

  

   

  

La balade terminée, nous prenons nos clics et nos clacs, faisons une halte au Subway (on profite de la civilisation pour se faire un petit plaisir) et nous voilà partis pour un jour et demi de route au milieu de l’outback afin de rejoindre Alice Springs et son fameux rocher.

Pas grand-chose à dire sur cette traversée, si ce n’est que nous parcourons 1 300 kms sur une autoroute proche des nationales françaises (à une seule voie, sans glissière de sécurité ni tél de secours… évidemment le portable ne capte pas, trop facile !), que nous aurons la chance de ne pas croiser de kangourous (nous essayons en effet de nous arrêter à la nuit tombée), que les stations essence sont parfois distantes de plus de 200 kms (il ne s’agit pas d’en rater une par mégarde), que la majorité des villes sur le chemin sont des relais routiers tout droit sortis des road-movies américains composés au plus d’une station essence, d‘un bar et d’un camping (nous y tenterons ainsi la tourte à la viande entourée de routiers quelque peu éméchés… une expérience !) et que le doublement des road-trains est en effet une épreuve… Teo, après 10 minutes coincé derrière un road train, tentera ainsi le doublement à l’australienne : un road train… de plus de 100 mètres… roulant à 100km/h…au milieu d’une côte. Ca se tentait en effet mais c’était sans compter sur le manque de reprise de notre voiture à boite automatique qui mettra bien 1 minute à atteindre les 130 km/h souhaités pour le doublement, ni sur la voiture qui surgira en face d’on ne sait d’où… No comment, nous nous en sortirons sans heurts et avec pas mal de rigolade…

   

    

  

   

PostHeaderIcon Notre bizutage ou la découverte du Grand Nord australien (9 Juillet)

Plutôt que de vous raconter jour par jour nos aventures (ce serait trop long…), voici un condensé de nos meilleures péripéties :

Darwin, capitale du Northern Territory (3 jours)

En Australie, notre premier soir rimera avec dortoir et, avec dortoir, pleins d’histoires. Il y a évidemment le bordel des étudiants ou des Working Holidays qui squattent les « dorms » depuis des semaines (pas facile de se faire une petite place pour la nuit), la propreté relative des douches / toilettes communes, le check-out à 9h30 (bien matinal l’Australien) et enfin, les punaises dans les lits (bed-bugs). Amélie aura ses deux voisins du dessous (lits superposés obligent) victimes de ses terribles bestioles qui, heureusement, n’atteindront pas le lit du dessus… Vivement qu’on ait notre propre tente !

Notre second temps fort est notre premier cinéma en trois mois, en plein air qui plus est, sur des transats (un vrai rêve d’ado). Malheureusement, nous n’avons pas le choix dans la programmation et nous finirons avec un Walt Disney : la Princesse et la grenouille au milieu des gamins australiens. So cute !

   

  

  

Litchfield, nos premières expériences camping (2 jours)

Le Litchfield National Park est l’endroit incontournable pour les Australiens le week-end qui viennent pour un après-midi pique-nique / baignade. En effet, il y a plein de chutes d’eau offrant de très belles piscines naturelles. Cerise sur le gâteau : il n’y a pas de crocodiles. On comprend son grand succès !

Après la difficile épreuve des achats de matériel au moindre coût (glacière chez Woolworth, réchaud chez NT Camping, tente chez Coles), nous voici face à nous-mêmes pour cette première nuit en camping. Tout d’abord, montage et plantage de tente dans un sol dur comme du béton. Comme le dit si bien Glenn, notre premier voisin de camping australien : « Australia is a tough country ». Ensuite, préparation de nos hamburgers pour le diner. Et oui, l’Ameteo est ambitieux pour son premier repas. Heureusement, Glenn nous propose de partager son feu : soulagement, nous n’avons pas à sortir le réchaud, ni à aller chercher du bois dans la nuit noire. Notre poêle Téfal résistera à la puissance du feu et, une fois le steak haché cuit, nous rajouterons tomate, salade, coleslaw. Le tour est joué et Teo content ! L’épreuve du premier repas est passée avec succès.

La deuxième anecdote sera notre première rencontre avec les animaux du bush. Alors qu’Amélie s’en va chercher de l’eau pour une fiesta pasta, deux yeux brillants la suivent depuis les buissons. Là encore, Glenn viendra nous sauver. Pas d’inquiétude : ce n’est qu’un wallaby. Rien de plus normal, nous sommes en Australie. D’ailleurs, on en croisera des dizaines le soir dans les campings… Toujours sympa d’avoir un ami, la nuit, pour la pause pipi… La rencontre avec le wallabies terminée, Amélie se dirige vers les toilettes pour chercher son eau. Là, la surprise sera moins sympa : un énorme serpent (10 cm de diamètre et au moins 1m de long) squatte les toilettes des filles. Teo attiré par les cris de ces dernières viendra à leur secours. Trop tard, le serpent est parti, il n’en verra que la queue. Déjà très impressionnante… nous dira-t-il…

   

  

   

  

Kakadu, camping chez les moustiques (3 jours)

Impressionnant par sa taille (20 000 km2), Kakadu est à la fois un espace naturel et culturel. Venus pour admirer les peintures rupestres aborigènes (vieilles de 25 000 ans) d’Ubir et de Nourlangie, les visiteurs doivent cohabiter avec plus de 25 espèces de grenouilles, 55 sortes de poissons d’eau douce, 60 races de mammifères, 120 reptiles différents, 280 espèces d’oiseaux et au moins 10 000 variétés d’insectes. Le décor est planté !

Un moment que nous avons particulièrement apprécié est les Rangers’ talks et walks à des endroits et sur des thèmes toujours différents. En plus d’être gratuits (nice !), ils nous permettent en 2h d’en connaître un peu plus sur les animaux et la culture aborigène. On retiendra la session sur les estuarine crocodiles (dits « salties » car vivant en eau salée) et celle sur le système complexe de « Kinship » créé par les aborigènes pour régir les liens entre les individus. Etonnamment pour nous au premier abord, ces règles peuvent conduire à empêcher un frère et une sœur à se parler / côtoyer dans la vie adulte. En effet, les enfants de sexe opposé mais de parents identiques appartiennent à des « clans » opposés. Sûrement, une façon pour les peuples aborigènes d’éviter les relations intra-familiales… Concernant les crocodiles, quelques faits plutôt étonnants. Leurs ancêtres vivaient avant l’âge des dinosaures il y a plus de 100 millions d’années. Le sexe du jeune crocodile est déterminé par la température du nid. Leur vitesse de croisière dans l’eau peut atteindre 10km/h et sur terre, les 18 km/h (plutôt rapide l’animal). Enfin, vous vous êtes peut-être toujours demandés pourquoi les crocodiles ouvraient leurs mâchoire pendant les bains de soleil…. Et bien nous avons la réponse : pour éviter que leur cerveau ne surchauffe ! Et oui, comme tout reptile, les crocodiles utilisent l’environnement pour réguler la température de leur corps…

Notre deuxième souvenir de Kakadu sera encore le camping, mais cette fois-ci en solo. Et oui, autant à Litchfield, les emplacements camping sont vite remplis, autant là, la grandeur du parc (proche de la superficie de la Belgique) fait que nous nous retrouvons vite isolés, entourés de tous les « wild » animaux de la région. C’est là que nous essaierons pour la première fois notre fabuleux réchaud « Companion » et que nous tenterons les escalopes de dinde cuites au feu de bois par… Teo (et oui !). Notre pire expérience sera le camping de Burdulba… Voulant économiser les 20$ demandés par les rangers, nous tenterons un camping sauvage. A notre grand étonnement, il est vide. Contents d’être en harmonie la nature, nous plantons notre tente. Malheureusement, nous comprendrons vite la raison de cet isolement : nous sommes à 100 m d’une rivière infestée de crocodiles (rappelez-vous la distance de sécurité réglementaire est de 50m… de quoi nous rassurer…) et l’endroit est envahi par les moustiques dès la nuit tombée. Nous mangerons en 4ème vitesse, passerons notre soirée dans la tente à l‘abri des animaux de la forêt qui ne manquent pas de se faire entendre et mettrons les voiles dès le lendemain 7h du matin… Trop de sauvage tue le sauvage !

     

   

  

    

    

PostHeaderIcon L’Australie, un pays hors norme

Après l’Asie, back to reality ! Finis les cocktails au bord de la plage, les chambres doubles avec vue sur mer à 10 euros, les baignades faciles dans des eaux à 30°c, nous voici de retour dans un pays occidentalisé où un simple lit dans un dortoir (“dorm” pour les Aussies) de 6 personnes coûte près de 20 euros… Dur dur dans la vie d’un routard au budget quotidien de 30€.

Hormis le coût de la vie plutôt élevé, voici les trois autres points qui nous ont marqués concernant ce pays continent qui nous laissera au final plein d’excellents souvenirs et surtout plein d’aventures…. 1) La démesure, 2) « Into the Wild », 3) L’Australian way of life

1) Démesure :

Par sa taille d’abord : l’Australie, c’est 14 fois la France en superficie et un tiers en population, soit une densité de 2 hab / km2. Comme nous dira Glenn, premier australien croisé sur notre route : « While beauty of Europe is its cultural heritage, beauty of Australia is emptiness ». Que c’est beau ! Un autre chiffre impressionnant : le pays possède plus de 25 800 km de côtes et plus de 7 000 plages. Malheureusement, toutes ne sont pas propices à la baignade…

Par sa nourriture ensuite (comme aux US), avec ses hamburgers XXL et une population un peu “fat” au premier coup d’oeil…

Par ses road trains enfin (camions à plus de trois remorques) qui font parfois plus de 50 mètres de long et mènent la vie dure aux routards nouvellement automobilistes (et oui, pas le choix dans ce pays que de louer une voiture ou un van…)

2) « Into the Wild » :

On nous avait prévenus que l’Australie pouvait avoir des côtés sauvages voire hostiles (en témoigne notre lecture du mois Cul de sac de Douglas Kennedy), nous ne serons pas déçus ! L’Australie rassemble des espèces uniques au monde plus étranges les unes que les autres s‘expliquant par l’isolement du pays depuis plus de 45 millions d’années vs 15 000 ans pour les autres continents. Parmi les plus célèbres, nous citerons les kangourous et wallabies (et leur bond légendaire, moyen efficace de parcourir de longues distances pour trouver une maigre nourriture), les koalas (dormant plus de 20 heures par jour sur leurs branches d‘eucalyptus), les dingos (chiens sauvages proches du loup fréquents dans les parcs du Northern Territory), les ornithorynques (mammifères marins pondant des œufs), le lézard à collerette (toujours impressionnant en photo avec sa peau autour du cou qui se déploie pour faire fuir l‘ennemi).

Tout au long de notre voyage, des avertissements seront là pour nous rappeler les dangers qui nous entourent. Nos meilleurs exemples : les centaines d’affiches au km2 de Kakadu nous implorant d’être “crocwise” devant l’omniprésence des “estuarine crocodiles” (espèces protégées par le gouvernement australien). Les boites de vinaigre sur les plages de la côte Est pour fournir un premier soin contre une éventuelle piqûre des dangereuses méduses-boites : ces dernières infestent les côtes et imposent le port d’une combinaison entre octobre et mars (pas très glamour tout ça !), heureusement nous l’éviterons… Les filets anti-requins bien moins mis en avant que les mesures de protection contre les méduses et les crocodiles. Et oui, même si l’Australie rassemble les trois seules espèces de requins dangereuses au monde (sur 350… pas de chance), le gouvernement préfère rester discret sur le nombre de victimes pour préserver son capital touristique évalué à 5 milliards d’euros par an (dixit l’exposition Great White Shark by Vic Hislop à Hervey Bay où nous verrons des photos d’humains retrouvés dans l’estomac des requins, ouvert pour l’occasion, mais déclarés noyés par les autorités pour minimiser les statistiques). Les panneaux de randonnées présentant les mygales et les serpents qui peuplent les “walking tracks” des parcs nationaux ainsi que… les campings (d’où le conseil bien avisé de toujours regarder où l’on marche que ce soit en randonnée ou en plein milieu de la nuit pour une envie pressante….). Les cadavres des kangourous qui longent les grandes routes et rappellent aux conducteurs le danger de conduire la nuit : les kangourous attirés par les phares se jetteraient sur les véhicules…

3) l’Australian way of life

Ce qui caractérise les Australiens c’est aussi leur attitude. Cool and fun, ils ont vraiment la positive attitude et adorent chatter. Un d’jeuns australien nous racontera le désespoir de sa sœur expatriée au Luxembourg devant le manque de communication des gens du Nord. En Australie, tout est prétexte pour engager la conversation et plusieurs fois, nous nous sommes retrouvés coincés dans des longues files d’attente, le temps que les conversations se terminent. Heureusement, nous ne sommes pas pressés !

En même temps, rien d’étonnant à cette positive attitude. Au premier regard, on a l’impression qu’ils ont tous la vie belle avec une grande maison, le 4×4 familial équipé du traditionnel bbq pour les week-ends campings et un bateau pour aller pêcher le fameux barramundi.

Coupés du monde, ils semblent loin des préoccupations actuelles et surtout de la crise économique. Avec un salaire mensuel aux alentours de 4 500 dollars australiens (soit 3000 euros), ils sont la seule économie développée à avoir éviter la récession et affichent un taux de chômage inférieur à 5%. On comprend alors qu’ils attirent autant les expats et les Working Holidays. Notre road trip sera l’occasion de rencontrer nombreux de ces derniers alternant travail saisonnier et découverte du pays…

Enfin, nous serons légèrement déçus par deux choses. Premièrement, leur look, loin du look fashion des cités balnéaires, mais plus un savant mix entre le casual sportswear américain en semaine et le look à l’anglaise des adolescentes les vendredis et samedis soir. Une expat nous racontera d’ailleurs les “3i” de la mode australienne : it fits, it’s cheap and i don’t care. Deuxièmement, le côté un peu rude des femmes australiennes, qui plusieurs fois, réprimanderont le pauvre Teo pour sa conduite quelque peu cavalière. Et oui, en Australie, on respecte les règles et la signalisation. Pas du U-turn dans les carrefours, ni de stationnement sur les bas-côtés le temps de se repérer…

Pour faire face à ces quatre côtés de l’Australie, il nous a fallu nous adapter :

- Coût de la vie : pas d’autre choix que de camper et de faire notre popote. Nous passerons ainsi nos premiers jours à Darwin à constituer notre équipement camping (glacière, réchaud, poële, casserole et couverts en plastique) et feront nos courses tous les 3-4 jours chez Woolworth et Coles, nos deux supermarchés préférés avec au menu: hamburgers, spaghettis bolo, poulet au curry etc…

- La démesure : devant le nombre de kms à parcourir (8000 en moins de 5 semaines…), nous louerons une voiture tout confort pour traverser les terres reculées de l’Outback australien (entre Darwin et Alice Springs) et un campervan, si typique du backpacker / surfer australien, pour la descente de la côte Est (Cairns-Sydney).

- Into the wild : très vite, nous avons adopté les bonnes pratiques prônées par les rangers australiens. Ne pas conduire au lever / coucher du soleil (risque de traversée des animaux). Ne pas manger à même le sol (challenge quand on n’a pas de table de camping…). Ne jamais laisser les chaussures en dehors de la tente (au risque qu’un dingo ne les récupère) et bien sûr, bien les secouer avant de les enfiler. Prévoir un stock d’essence et de nourriture dans le cas où on tomberait en panne. Ne pas camper à moins de 50 mètres d’une rivière. Observer la mer avant de se baigner et ne pas y aller si des bancs de poissons sautent à la surface, signe qu’ils peuvent être poursuivis par un … requin

- Australian way of life : la coolitude ambiante sera pour nous l’occasion de rencontrer plein d’australiens et d’apprendre avec eux leurs expressions typiques de langages dont ils sont très fiers : hey mate, g’day, no worries, how ya go’n, Oz (pour Australie), Aussies (pour Australien), woolies (pour Woolworth)…

Et maintenant, le détail de nos aventures dans les articles qui suivent