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La dernière étape de notre voyage commence. Nous venons de terminer notre mission humanitaire d'un mois à Bariloche (expérience géniale ! ) et faisons cap vers le Sud : Perito Moreno et Torres del Paine avant de remonter doucement vers Buenos Aires.

Pour ce qui est des réactualisations blog, le Pérou est finalisé et la Bolivie est en cours.

A très bientôt,
Amélie et Teo

Archive pour la catégorie ‘1/ NEPAL’

PostHeaderIcon Calcutta (16 mai)

Pour rejoindre notre deuxième étape, la Birmanie, nous avons une escale d’une journée à Calcutta (Kolkata pour les anglo-saxons)… Mais ne vous inquiétez pas, cette fois-ci, les trajets sont beaucoup moins longs…. 1h Kathmandu-Calcutta et 1h30 Calcutta-Yangon. On est loin des 24h de notre Paris- Kathmandu.

Pour ne rien vous cacher, ce n’est pas avec impatience que nous attendions cette escale. C’est vrai que les échos que nous avions n’étaient pas ouf : « Ah les villes indiennes, chaque jour passé correspond à une année d’espérance de vie de perdue… ». « Ouh la, vous allez à Calcutta, prenez vos maillots de bain, il fait très très chaud ». Pourtant, si le début n’a pas été des plus évidents (près de 3h pour rejoindre le centre ville en taxi partagé depuis l’aéroport) et si mai est le mois le plus chaud de Calcutta (nous n‘avons autant apprécié le fan géant de notre guesthouse et la clim des restau), la journée qu’on y passa fut finalement très sympa.

Nous avons parcouru la ville à la recherche de ses plus grands monuments (Marble Palace, Victoria Memorial…), fait une petite halte dans le Central Park local et surtout profité des très bons restau de Park Street (chicken korma, chicken tandoori et bien sûr le succulent nan au fromage)… C’était bien cool comme petite halte !

PostHeaderIcon Bodnath et Pashupatinath (14 mai)

Notre dernier jour népalais fut consacré aux deux villes de la vallée de Kathmandu que nous avions laissées pour la fin : Bodnath et Pashupatinath (car situé entre Kathmandu et l’aéroport, et oui, nous sommes toujours aussi pragmatiques ! )

 

Bodnath, célèbre pour son très grand stupa blanc, le plus grand du Népal, est considérée comme une ville sanctuaire du bouddhisme. Très impressionnante par sa taille, par les millions de drapeaux de prières qui l’entourent mais surtout par les centaines de fidèles qui en font le tour (toujours dans le sens des aiguilles d’une montre). C’est là que nous passerons notre dernière nuit, parfait pour laisser mijoter tous nos enseignements de Kopan…. Pour la petite histoire, le nom de Bodnath (prononcé Bauda) provient de Bodhi qui signifie la connaissance parfaite (les 13 stades permettant l’accès à cette connaissance étant symbolisés par les 13 marches séparant l’hémisphère du pinacle du fameux stupa).

  

   

Pashupatinath (surnommée la Vallée de l’Ombre), est elle beaucoup moins « glamour » pour les touristes mais représente un des centres les plus sacrés du pays. Baignée par la rivière Bagmati, elle est célèbre pour :

- les crémations qui se déroulent le long de cette rivière (la Bagmati se jetant dans le Gange, les crémations y ont la même valeur qu’à Bénarès)

- les nombreux temples de son sanctuaire (en particulier, le Golden Temple dont l’accès est réservé aux Hindous et l‘entrée gardée par un imposant taureau aux attributs tout aussi imposants…)

  

  

PostHeaderIcon Nous et le bouddhisme a Kopan Monastery (1er mai)

Après quelques jours de repos bien mérités à Pokhara, nous sommes revenus dans la région de Kathmandu pour suivre des cours sur le bouddhisme et les méthodes de méditation.

Nous n’en savions pas beaucoup plus, si ce n’est que ca démarrait le samedi 1er mai pour 10 jours et que ca se déroulait au monastère de Kopan (dans la ville de Bodnath). Nous sommes arrivés la veille car le 1er mai, fête du travail, était la date choisie par les Maoïstes pour lancer une grève nationale pour une durée indéterminée.

Heureusement que nous étions isolés pendant cette période politique agitée (toujours en cours…), surtout que le monastère était juste magique ! Situé en haut d’une colline, surplombant toute la vallée, il offre une vue imprenable sur toutes les villes voisines.

Autre bonne surprise : il est relativement moderne avec tous les « facilities » qui vont bien : réception, cafet’, Internet Café, shop, bibliothèque … On se croirait un peu dans une université américaine, modulo quelques règles à respecter.

Evidemment, nous étions dans des chambres séparées avec Amélie (monastère oblige), mais chacun avec nos « roommates » (coloc’). Pour Teo, un américain Mark, amateur d’escalade, venu faire du volontariat pendant 5 mois au Népal et un Hollandais Jesse venu rendre visite à une amie et tout fier de s’être trouvé une girlfriend… thaïlandaise à Kathmandu. Pour Amélie, une finlandaise un peu spéciale au premier abord (cheveux rasés, pratiquant le bouddhisme depuis plus d’un an et un peu perdue dans sa vie actuelle…) mais finalement sympa et une hollandaise venue ici sur reco de ses parents bouddhistes mais qui passera son temps à dormir et regarder des DVD sur son ordi… Pas facile de rester concentrée !

Quelques informations à propos du monastère. Créé par Lama Thubten Yeshe et Lama Zopan Rinpoche en 1970 (et oui, tous les grands lamas s‘appellent Rinpoche, car cela signifie Le précieux), le but était d’en faire un centre d’enseignement bouddhiste pour les Occidentaux en quête d’apprendre cette nouvelle philosophie de la vie. Habitués à recevoir des touristes et néophytes comme nous, on a été agréablement surpris par leur coolitude et leur ouverture d‘esprit. En particulier, à chaque fois que nous nous installions au café pour notre traditionnelle cup of tea, un moine nous rejoignait pour discuter. On a ainsi rencontré un moine star du cinéma qui avait été recruté par Martin Scorsese pour le tournage du film “Kundun”.

Parmi les différents stages proposés (allant du cours d’initiation d‘1 semaine à des retraites de 3 mois), nous avons misé petit et choisi les 10 jours d’initiation (plus facile d‘alterner cours théoriques, méditation et discussions en groupe que de faire un mois de silence!). Notre but était d’apprendre les grands principes bouddhistes mais aussi d’avoir quelques trucs et astuces à appliquer dans notre vie perso et pro à notre retour.

Le programme était divisé en deux parties :

1) Apprentissage du bouddhisme selon la journée type suivante : 5h40 : réveil, 6h : thé, 6h30 : 1h de méditation, 7h30 : petit dej’ (Teo a appris à aimer le rice pudding), 9h-11h30 : cours, 11h30 : déj, 14h-15h : groupe de discussion, 15h30-17h : cours, 17h : thé, 18h :1h de méditation, 19h : diner, 19h45 : Q&A / méditation et 21h : au lit !

2) Deux jours entiers de silence pour méditer sur les enseignements reçus…. (pas facile, facile….) :

Eh oui, ne pensez pas que l’on chôme pendant le voyage. Ca bosse ! Surtout que ca faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi de cours et pris de notes. Un bond en arrière dans notre scolarité !

Dernier détail important … pas de Ipod, mails ou téléphone portable … et une ½ journée de silence à respecter … tous les jours (de 22h le soir à 14h le lendemain) ! Dur dur, surtout pour Amélie…

Pour vous donner nos impressions, il va nous falloir passer par la case explications du bouddhisme et c’est pas une mince affaire… Le bouddhisme est une philosophie de la vie que l’on pourrait appeler la philosophie du bonheur. En effet, l’objectif ultime est de supprimer toutes les souffrances que nous pouvons ressentir dans notre vie (et pas seulement pour nous personnellement mais pour tous les êtres vivants, animaux inclus). Pour y parvenir, il faut éduquer notre esprit et atteindre l’Eveil, comme Bouddha (né à Lumbini au Népal) il y a 2 500 ans. C’est en pratiquant le Dharma (enseignement bouddhiste) que l’on y arrive. Pour l’instant, on est tous dans le même pétrin et pris dans la roue de Samsara (cycle infernal des renaissances). Et oui, l’Eveil ne s’atteint généralement pas en une vie (sauf pour les meilleurs d’entre nous) et, tant que nous ne l’avons pas atteint, nous renaissons dans des situations meilleures ou pires qu’avant selon la “beauté” de notre Karma. Pour l’anecdote, l’homme élu le plus heureux du monde est un Français, moine bouddhiste au Népal : Matthieu Ricard.

Plus précisément :

- Selon les enseignements de Bouddha, toutes les souffrances que nous ressentons ont pour origine notre esprit (rien ne sert de blâmer les autres…). En effet, tout ce que nous voyons, ressentons dans ce monde n’est pas la réalité mais la projection que notre esprit nous renvoie de cette réalité. En effet, si ce n’était pas le cas, tout le monde percevrait la même chose dans une situation donnée… Comment expliquer alors les différents goûts en matière de cuisine, les interprétations différentes de tel ou tel comportement ? C’est-ce qu’on appelle la “réalité du vide” (vide de toute interprétation de notre esprit…)

- La grande erreur du monde occidental est de croire que le bonheur s’atteint grâce au monde extérieur, et donc essentiellement aux plaisirs des sens. Or ces plaisirs ne sont que temporaires (c’est le principe de l’”impermanence“) et se terminent bien souvent en souffrances. Un exemple bien féminin : le shopping. Lorsque nous voyons une robe dans un magasin que nous voulons absolument, nous ne voyons pas la vraie réalité de la robe (morceau de tissu) mais nous nous projetons dans cette robe en nous disant que grâce à elle, nous nous sentirons bien et que nous passerons une super soirée. Bref, nous avons l’impression que grâce à la robe nous serons heureuses. Malheureusement, très rapidement, nous avons envie d’une autre robe, et cette robe, tant désirée à un instant T, est vite rangée dans le placard… En synthèse, notre esprit n’est jamais rassasié et en veut toujours plus … D’où l’importance de percevoir le plaisir des sens à leur juste valeur… et de ne pas penser que notre bonheur proviendra de ses derniers… Selon les Bouddhistes, le bonheur se trouve à l‘intérieur de nous, et non à l‘extérieur ! Le bonheur est un état d’esprit … A nous donc de l’éduquer !

- Pour atteindre le bonheur, trois choses à rechercher absolument : l’amour, la compassion (se sentir responsable de la suppression des souffrances des autres) et la sagesse. Trois choses à éviter : l’attachement (attendre des autres personnes / objets qu‘ils nous rendent heureux), la colère et l’ignorance (de la loi du Dharma…). En effet, selon la “loi de cause à effet” (élément cœur de la philosophie bouddhiste), nous aurons toujours à supporter les conséquences de nos actions : chaque action réalisée est inscrite dans notre karma et ressortira ultérieurement (dans notre vie présente ou future). Ainsi, une action vertueuse aura toujours un effet positif sur nous et notre bonheur alors qu‘une action motivée par une mauvaise intention sera cause de souffrance (ex : tuer, voler, mentir, critiquer, parler de choses insignifiantes, convoiter…). Et ce d‘autant plus que l’effet est beaucoup plus important que la cause (“effet papillon”). C’est la raison pour laquelle il faut être attentif à chacune de nos actions sous peine de renaître dans un monde inférieur (animaux, “hungry ghost” et enfer) et donc de nous éloigner de l‘Eveil. Ce serait en effet dommage pour un mot de travers de se retrouver réincarné en moustique. Teo avait ainsi très mal commencé son initiation en tuant dès le 1er jour un moustique sous la douche. Et oui, on n’avait pas compris que le ‘no killing’ concernait aussi les animaux… Vous l’aurez compris : les animaux vivent en sécurité dans l’enceinte du monastère et ca se voit !

Il y a donc un gros travail à opérer sur notre esprit (apprendre, contempler et méditer) pour avoir le bon comportement dans nos actions et notre discours. L‘objectif est en effet d‘éviter les pensées négatives et les réactions émotionnelles qui perturbent notre esprit et nous éloignent de l’Eveil i.e., n’avoir que des bonnes intentions et apprendre à accepter les événements provenant du monde extérieur avec recul et sérénité. Suite à nos deux jours de méditation, voici notre conclusion : en combinant nos qualités respectives, nous pouvons dire que nous sommes un Buddha à nous 2 : Teo est plutôt bon au niveau colère / compassion, mais en revanche très mauvais en attachement, alors qu’Amélie, c’est l’inverse…

Pour les autres cours, il y avait donc :

- La méditation : l’objectif de la méditation est de parvenir à maitriser notre esprit et les différentes pensées qui s‘y succèdent en permanence. Au-delà de cela (déjà pas facile du tout de rester sans penser pendant 1h), la performance est de rester en tailleur pendant tout ce temps avec le dos droit. Compliqué de rester concentré quand vous avez les genoux et le dos qui tirent … On nous a enseigné différents types de méditation dont les principales sont : 1) concentration sur la respiration où l’on doit imaginer inspirer de la compassion et de la sagesse et expirer notre colère et ignorance (vous devez nous prendre pour des fous !), 2) concentration sur un point unique et enfin 3) la méditation analytique. Cette dernière est une projection de soi dans une situation pour réfléchir au comportement à adopter. Un exemple est de s’imaginer avec nos amis à droite, nos ennemis en face et des inconnus à gauche, et de réfléchir aux raisons pour lesquelles ce sont nos amis, ennemis etc pour finalement les considérer de la même façon. En effet, ces statuts n’existent pas puisque un ami peut devenir du jour au lendemain votre ennemi (toujours le concept de l’“impermanence”) et le principe même de l’amitié est assimilé à de l’attachement. Dernier point pour nous aider à relativiser : votre ennemi aurait pu être votre maman dans une vie antérieure !

- Groupe de discussion : c’était l’occasion pour les étudiants de réfléchir et d’échanger sur ce qu’ils avaient appris le matin même. Toujours marrant d’avoir des occidentaux convaincus s’exprimer sur leur foi en la réincarnation

- Prières et mantras : selon notre professeur en chef Ani Karen, les prières et les mantras permettent d’atteindre l’Eveil plus rapidement car les prières préparent l’esprit et les mantras augmentent l’efficacité de la méditation. Un exemple de mantra que désormais nous connaissons bien : Om Mani Padme Hum (“que la compassion et la sagesse soient unifiés en moi”)

En conclusion, voici ce qu’on a aimé / pas aimé :

Les « + » :

1) Religion de l’action et de la responsabilité : selon le bouddhisme, tout ce qui nous arrive vient uniquement de nous : nos pensées, nos actions, nos émotions, nos opinions … Nous sommes les seuls responsables de notre condition, de notre réussite et de notre bonheur. Cette idée est reprise dans un livre lu en parallèle des cours : « La sagesse bouddhiste appliquée au monde des affaires » de Maître Michael Roach qui montre que ces deux concepts ne sont pas contradictoires, au contraire … Diplômé de Princeton en sciences humaines et geshe (maitre) en théologie tibétaine, Michael Roach a été envoyé par son monastère dans le monde des affaires à New-York pour tester la pertinence des principes bouddhistes dans le monde d’aujourd’hui. En seulement quelques années, il connait un succès fulgurant et devient vice-président de la Andin International Diamond Corporation. En synthèse, voici ce qu’il nous dit :

- Perception de l’esprit : vous avez bien compris que le bouddhisme affirme que les choses ou les personnes n’ont pas de nature propre : ils sont neutres ou vides, et c’est nous même qui interprétons les choses à leur sujet. C’est ce qui explique qu’une même personne, au même moment et même endroit, va être appréciée ou détestée par des personnes différentes. Cette théorie est forte utile quand on se fait hurler dessus par son patron. Elle permet de prendre du recul, de maitriser ces émotions (éviter de répondre) et surtout d’être dans les meilleures conditions pour trouver la bonne solution

- Karma ou loi de cause à effet : des empreintes mentales s’implantent dans notre karma au fur et à mesure des actions (bonnes ou mauvaises) que nous réalisons. La loi de cause à effet affirme que nous subirons tous un jour ou l’autre le résultat de nos actions. Ainsi, nous sommes maîtres de notre destin car en « implantant » les bonnes empreintes mentales, nous allons pouvoir orienter notre business dans le bon sens et donc connaitre le succès dans notre vie pro. Plus je suis vertueux dans mes intentions et actions, plus je réussirai ! Difficile à croire pour nous Occidentaux que la compassion est un facteur clé de succès, mais c’est le cas … à long terme !

- Planning : le bouddhisme demande de l’organisation et de la rigueur dans le respect d’un planning très précis : ½ heure de méditation tous les jours à heure fixe, 1 journée « off » par semaine hors we (genre le mercredi pour de la méditation, du sport et la lecture de Grands Esprits comme Gandhi ou le Dalaï-Lama) et enfin une retraite de 2 semaines / an. Tout cela permet à l’esprit de se développer et d’être plus performant de retour au travail. Retour sur investissement garanti !

Leur modernité : très ouverts d’esprit, ils n’arrêtaient pas de nous dire: “you do not have to take every thing, take only what you like and what can help you in your life”…Plutôt sympa…

Les « - » :

1°  La mauvaise nouvelle de tout cela, c’est que notre vie présente est en fait un investissement à long terme pour atteindre le bonheur parfait dans une de nos vies futures. Dur dur du coup de se motiver si l’on ne croit pas à la réincarnation… Ils auront en tout cas réussi à nous faire douter : comment expliquer en effet que des nouveaux nés puissent avoir des comportements, des caractères (et même des talents, pensez à Mozart) si différents dès leur naissance ? À croire qu’ils ont eu une vie passée… Si vous avez besoin d’être convaincu sur la réincarnation, nous vous conseillons le documentaire “The Unmistaken Child” où l’on voit un moine rechercher et trouver la réincarnation de son maître. En plus, le héros est un moine de Kopan (et oui, à quelques années près, on passait à la télé)

Tous les éléments un petit peu trop religieux pour nous : prosternations, reliques (i.e., restes humains après crémation révélateurs d‘un esprit éveillé) …

Pour terminer, quelques citations bouddhistes que nous vous laissons méditer :

- If you depend on others to make you happy, you will almost always be disappointed

- Stop trying to figure out why someone else acts the way he or she does, the question is : what do I react the way I do ?

- There are three things that inhibit happiness : judgement of others, negative thoughts and envy

- Fill your lifes with experiences, not excuses

- The only thing wrong with doing nothing is that you never know when you are finished

- You are not fully dressed until you wear a smile

- The best way to be successful is to follow the advice you give others

- You can make more friends with your ears than you can with your mouth

- Some people spend money they haven’t earned for things they do not need to impress people they do not like

 

PostHeaderIcon Trek des Annapurnas (17 avril)

Avec ses 2400 km de longueur, l’Himalaya (‘La Demeure des Neiges’) est souvent appelé le «toit du monde» dû à ses 10 sommets dépassant les 8 000 mètres, dont évidemment l’Everest à 8 850m. En définitive, il y a 3 principaux ensembles montagneux : à l’Est, la région de l’Everest, au nord, le Langtang/Helambu et à l’ouest la région des Annapurnas.

Pour la petite histoire, la 1ère ascension de l’Everest fût réussie le 29 mai 1953 par Edmund Hillary (Nouvelle-Zélande) et Sherpa Tensing Norgay (Népal), alors que les Français Maurice Herzog et Louis Lachenal avaient réussi celle de l’Annapurna I trois ans plus tôt. Par solidarité française, nous avons choisi le trek «Le Sanctuaire de l’Annapurna» pour s’approcher au plus près des sommets avec une dernière étape à  l’ABC (Annapurna Base Camp) situé à une altitude de 4 130m.

Pour vous présenter le trek, rien de mieux que de vous décrire une journée type sur les 9 jours de trek :

- Lever à 5h15 (eh oui, on se lève tôt au Népal ! Maintenant en se couchant à 20h30, pas de problème pour le réveil). Toilette rapide avec les lingettes Nivea , «rangeage» du sac de couchage (activité qui a l’art de nous rendre de très mauvaise humeur dès le matin !!!) et enfin petit déjeuner avec le «Gurung Bread», pain sucré qui n’est pas sans nous rappeler les bugnes savoyardes…

- Départ à 7h (au grand désespoir de notre guide visiblement pas très lève- tôt) pour 5-6 heures de marche avec une pause très appréciée pour le tea time vers 10h30. Ce qui est top, c’est qu’il y a une guesthouse toutes les heures donc pratique pour se restaurer en chemin !

- Déjeuner vers 12h où l’on alterne Dal Bhat, rice with vegetable curry et chowmein (et oui, les repas étant inclus, nous dégustons l’ensemble des spécialités locales… et le plus dur est souvent de repartir). Mais très vite, la mousson, arrivée plus vite que prévue, nous fait regretter nos longues pauses déjeuners. En effet, dès 14h, il peut pleuvoir abondamment et pendant plusieurs heures !!! Du coup, nous nous réorganisons et décidons de marcher un max le matin, de prendre des pauses dej rapides et jamais avant 13-14h (encore une fois, au grand désespoir de notre guide qui aime à jouer au Karrom ou billard indien en attendant son Dal Bhat…)

- Arrivée dans la guest house vers 14h-15h où on passe une bonne partie de l’après-midi en compagnie des autres trekkeurs. A chaque fois des nouvelles têtes et presque autant de tour-du-mondistes que de vacanciers. Pratique pour échanger les bons plans sur les pays à venir !

- Diner à 18h30 où là encore on se fait la totale «entrée-plat-dessert-black tea». Le gros Teo is back !

- Coucher vers 20h30 dans nos «doubles» sacs de couchage et lampe frontale vissée sur la tête.

Et sinon, pour compléter, voici en vrac nos impressions :

- Un nombre de marches impressionnant : comme vous pouvez le voir sur les photos, les montagnes sont organisées «en étage» avec des cultures en terrasse et donc malheureusement pour les trekkeurs, il existe peu de sentiers de montagne mais surtout des successions d’escaliers !!! D’après nos calculs, on a dû monter et descendre près de 100 000 marches ! Soit un an de club med gym d’économisé et de cours de step pour Amélie !

- Un trek au cœur de la vie népalaise  : à la différence d’autres treks (Cf. Kili), on traverse sans cesse des villages. Même si la plupart ont su s’adapter au passage des différents trekkeurs (on trouve coca, snickers et bounty à 4 000m), certaines choses restent immuables (les convois d’ânes pour porter les marchandises, les séances de battages de blé au balai, la préparation des terres avec une charrue tractée par les yaks)

- Des grandes variétés de paysages : on a alterné cultures en terrasse, prairies, forêts tropicales, bambous, rhododendrons et terres volcaniques typiques de la haute montagne. En même temps, quand on voit la quantité d’eau tombée en une semaine, on ne s’étonne pas que la végétation soit luxuriante…

- Des conditions plutôt roots : couvertures réputées pleines de puces (heureusement, nous avons nos sacs de couchage), sangsues dont les ventouses se réveillent avec la pluie (on rencontrera d’ailleurs plusieurs victimes sur notre route), douches glacées, menu unique et températures hivernales à partir de 3 000m

- Une équipe sympa entre Chhiri, notre guide, sherpa des montagnes de l’est et beau gosse des Annapurnas (coupe impeccable dès le matin et tee-shirt ajusté bleu turquoise sec en toute circonstance),et Jambu notre porteur qui a très vite impressionné Teo avec ses 25 kilos sur le dos

- Une belle récompense à la fin avec le lever de soleil à 5h30 du mat sur les sommets des Annapurna : Annapurna South (7 220m), Annapurna I (8 091m), Annapurna III (7 555m), Macchapucchre ou Fish Tail (6 993m), le Tent Peak (5 663m), Hiunchuli (6 441m)

Et surtout plein de rencontres :

- Tom : jeune solitaire britannique de 28 ans en voyage qui, en deux minutes de discussion, nous apprend qu’il marche deux fois plus vite que nous avec un sac trois fois plus lourd. Forcément, après sept ans passés à l’armée et trois guerres (Irak, Afghanistan et Kosovo), le trek semble plus facile ! Peut être que nous le reverrons en Australie, point de chute de son voyage de 4 mois…

- Brandon et Gabrielle : deux potes américains réunis à l’occasion des vacances. En effet, Brandon du ministère des affaires étrangères US a pris un break d’un an pour travailler dans une ONG à Kathmandu. Cool pour nous, il nous donnera tous les bons plans de resto de la ville !

- Bastien et Stéphanie : les deux stars allemandes partis pour 5 semaines de trek avec chacun 15 kilos sur le dos et toujours pleins d’anecdotes à raconter. A la recherche d’une nouvelle agence de voyage d’affaires, ils bombardent Teo de questions qui finira par leur faire un vrai sales speech en anglais !!!

- Un groupe de touristes Coréens qui nous en fait voir de toutes les couleurs : silencieux pendant le trek, ils se déchainent une fois arrivés dans le dining hall (discussions avec des niveaux sonores de fou, séance d’acupuncture en direct pour apaiser l’indigestion d’une des leurs, massages à coup de coude dans le dos…)

- Les deux jet setteuses d’Ibiza qui, la cinquantaine passée, voyagent six mois de l’année.. Blondes décolorées, lunettes Chanel et prenant leur guide pour leur assistant personnel. Au final, elles nous impressionneront pas mal par leurs expériences passées…

- Simon : américain coréen qui s’est retrouvé, alors qu’il venait au Népal pour des vacances d’un mois, guide et porteur d’un autre groupe de touristes coréens qui l’avait repéré à la douane en tant qu’interprète (au début…). Même si, en échange, ils lui payent nourriture et hôtel, Simon craquera au bout de cinq jours et les abandonnera au sommet…

- Enfin, Laura et Ryan, tour du mondistes de Chicago avec qui nous partagerons plusieurs dej et diners pour parler itinéraire, budget, préparatifs, bonnes idées… Partis pour 14 mois, ils ont prévu de visiter 30 pays (dont la Turquie…). Vive le XXL américain !

Voici ce que ca donne en images :

Aujourd’hui, nous nous reposons tranquilou à Pokhara enchainant les ’lemonades’ dans les cafés au free WiFi. Nous espérons que vous apprécierez nos progrès en tant que bloggeurs ;) (photos ajoutées sur nos précédents articles et récits de nos aventures récentes)

Samedi, nous partons pour 10 jours d’introduction au bouddhisme dans un monastère. On vous donne rendez-vous le 12 mai !

PostHeaderIcon Chitwan et la jungle népalaise (12 avril)

Après un passage éclair à Kathmandu pour prendre notre bus aux aurores, nous partons vers le Terai de l’Ouest a la découverte de la jungle népalaise.

Selon certains, voila ce qui doit nous attendre  : trajet à la durée incertaine (on nous parle d’une fourchette de 6 à 10h selon le trafic, les glissements de terrain et…les barrages policiers), chaleur étouffante (Ludo, l’aventurier solitaire de la Garden House nous parle de + 10° vs Kathmandu), paradis des moustiques… 

Malgré tout, nous nous lançons dans l’aventure. Et quand nous disons tout, c’est tout. Même la pizza hawaïenne douteuse du restaurant Fire and Ice de la veille n’empêchera pas Amélie de monter dans le bus (à son grand regret pour les heures qui suivirent).

Pour faire le bilan :

- Trajet à la durée incertaine : confirmé ! Finalement, nous passons plus de 9 heures dans notre bus. A priori à cause d’un accident, nous sommes immobilisés pendant plus de 2 heures sur une route de montagne… sans aucun échappatoire. Digne d’un retour de vacances de ski, avec la chaleur en plus ! Heureusement notre guest house saura nous requinquer…

- Chaleur étouffante : confirmé ! En effet, une fois remis de nos émotions, nous tentons une sortie en ville (en fait, dans la seule rue du village) pour comparer les tarifs des différentes activités proposées. On est routard ou l‘est pas… Malheureusement, Teo terminera seul cette étude de marché car la chaleur (et la pizza hawaïenne…) auront raison d’Amélie

- Paradis des moustiques : confirmé ! Après une première nuit sans moustiquaire et dix piqures de moustiques ‘par personne’, nous prenons de nouvelles résolutions : moustiquaire dans toutes les situations, utilisation abondante d’Insect Ecran (malheureusement complètement inefficace… Camille, tu as trouvé plus fragile que toi…), et prise de malarone au cas où…

Pourtant, ces trois jours dans le Terai de l’Ouest seront un vrai succès :

- Une guesthouse de choc pour 4 euros la nuit

- Une balade en pirogue à l’aube où nous avons pu observer de nombreux oiseaux (notre guide est un vrai passionné) et surtout le très rare gavial (reptile de la famille des crocos, heureusement végétarien… ce qui explique la finesse de sa mâchoire…)

- Une balade dans la jungle où nous nous retrouvons à 50 mètres de deux ours en liberté

- Un safari à dos d’éléphant où Teo complétera enfin son palmarès tanzanien des Big 5 avec le rhino unicorne…

On vous l’accorde, l’ensemble de ces activités n’est pas forcément digne de deux routards mais l’occasion était trop belle !

Et surtout, ce tableau « presque parfait » cache quelques petites anecdotes toujours rigolotes :

- La guesthouse : certes pas chère mais envahie par les gekos et avec un générateur électrique défaillant nous privant de notre seule source de fraicheur nocturne : le ventilo. En tout cas, nous nous sommes bien marrés… à la vue de notre voisin allemand torse nu enchainant les allers-retours dans les jardins de la guest house à la recherche désespérée du manager qui lui avait vendu son ’AC-24-hour guaranteed’

- La balade dans la jungle : une belle peur pour nous deux qui n‘avions pas anticipé de nous retrouver face à face avec deux ours (malgré le briefing bien senti du guide devant les empreintes fraiches d’animaux sauvages quelques minutes auparavant) et surtout une grosse déconvenue pour Teo qui n’aura pas le temps de sortir à temps son appareil photo !

- Le safari à dos d’éléphant : grosse déception au moment de l’installation sur le dos de l’éléphant. A cinq secondes du départ, nous sommes interpellés par le chef des cornacs : un couple d’indiens embarquera avec nous, tout le monde dans l’assistance est mort de rire… ils font trois fois notre poids… Cinq minutes de safari ne sont pas passées que Teo se retrouve littéralement plaqué contre le garde corps, le coude de l’Indien, sans complexe, dans la tête… Ce calvaire durera plus d’une heure, jusqu’à ce qu’Amélie (devant le désespoir manifeste sur le visage de Teo) demande au cornac de faire une pause le temps d’échanger de place et libérer son homme, trop timide pour affronter la bête…

PostHeaderIcon La vallée de Kathmandu (7 avril)

Après quatre jours à Kathmandu dont deux à visiter ces fameux quartiers (Thamel, Durbar Square, Durbar Marg, Lazimpat), un à Swayambunath et un à la cool dans le jardin de notre guesthouse (bah oui, il faut bien prendre un peu de temps pour écrire ce blog), nous décidons de partir à la découverte de la vallée (tant vantée par nos guides de voyage, Le Routard et le Petit futé).

Qui dit vallée, dit minibus pour réaliser la dizaine de kilomètres qui séparent les sites de Kathmandu… Et qui dit minibus dit grande aventure humaine… La seule façon de savoir dans quel bus monter est de demander aux chauffeurs des 50 bus environnants leur destination. En effet, ici pas d’arrêt de bus, ni de panneau à l’avant indiquant la destination (ou alors écrit en népali) mais une place où tout le monde se gare. Il faut foncer et faire confiance. Jusqu’à maintenant, ca a marché !

Station de bus

La vallée est composée de plusieurs villes à visiter, principalement Patan, Bhaktapur, Bodnath, Pashupatinath. Nous décidons de ne faire que Patan et Bhaktapur, laissant les deux autres pour nos derniers jours à Kathmandu.

- Patan (la cité de la beauté) fût choisie par l’empereur Ashoka pour y élever l’un de ses 4 grands stûpas et serait, de ce fait, la ville bouddhique la plus ancienne d’Asie. Rien que ça ! Et c’est vrai que c’est troublant, quand on pénètre dans la ville, cette impression de revenir des centaines d’années en arrière à l’époque médiévale. Même principe que Kathmandu et que les autres villes du Népal. Il y a un Durbar Square (place du palais) avec donc le palais royal entouré de dizaines de temples plus beaux les uns que les autres, dédiés aux divinités locales.

  

Mais ce que l’on retiendra de notre passage à Patan, c’est son musée avec des explications passionnantes sur l’hindouisme et le bouddhisme (enfin !). On comprend mieux pourquoi les dieux ont plusieurs bras et le sens de leur gestuelle. C’est une vraie révélation.

 

   

- Bhaktapur (la ville des dévots) est la préférée de tous les guides et c‘est vrai que c‘est très beau (pour les cinéphiles, elle a servi de décor pour Keanu Reeves dans Little Buddha). Ancienne capitale royale, ayant construit sa richesse grâce à sa position stratégique sur l’axe Inde-Tibet, elle a réussi, contrairement à Kathmandu, à garder son authenticité et résister à la modernisation. Pour l’y aider, un droit d’entrée à 750 NRP (7€) lui permettant entre autre d’assurer la rénovation de ses monuments. Et le résultat est là ! On s’y est tellement plu qu’on a décidé d’y rester trois jours. En plus, notre dernier jour correspondait au lancement du festival népalais pour la nouvelle année, événement que Teo ne voulait absolument pas rater. Concerts et danses sur la place principale, chariot décoré spécialement pour l’occasion tiré par des dizaines d’enfants, ca valait le coup d’œil !!!

PostHeaderIcon Nos impressions après 5 jours (6 avril)

Après cinq jours à Kathmandu et dans sa vallée, voici quelques unes de nos impressions :

- Un temps superbe : un petit 25° ensoleillé qui fait du bien après l’hiver un peu rude que nous venons de vivre…

Tour de Bimsen (Kathmandu)

- De la musique en permanence : quelques soient les endroits où nous sommes (quartier touristique de Thamel, monuments hindouistes et bouddhiques, bus, restaurants…), il y a toujours de la musique népalaise, digne des musiques de films de Bollywood. D’ailleurs, ca y est, on a dégoté deux compilations de leurs meilleurs titres. Le plus connu étant « Om mani padme hum », titre de plus de 25 minutes servant lors des méditations bouddhiques…

- Des odeurs d’encens et de nourriture dans les rues : très surprenant et très agréable d’avoir toujours un parfum à se mettre « sous le nez »

- Un mélange d’architectures : deux styles s’affrontent. L’architecture newar, mélange de bois et de briques rouges, tel que vous l’avez vu sur nos photos de Durbar Square (datant de 300 après JC), et l’architecture Rana de style gréco-romain influencée par les  Britanniques (19ème siècle). Perso, on vote pour le style Newar, beaucoup plus répandu dans la région de Kathmandu !

Fenetres de style Newar

Batiment blanc de style Rana

 

- La gentillesse des gens : Entre la cinquantaine de Népalais à qui nous avons demandé notre route dans Kathmandu et qui nous ont, à chaque fois, répondu avec patience, nos discussions “collé-serré” avec nos voisins de bus et les enfants qui accourent vers nous et nous impressionnent avec leur niveau d’anglais, meilleur que les chauffeurs de taxi parisiens, on peut dire que nous avons été séduits. Même Teo, d’habitude plutôt réservé, prend le pli. « Do you have any brothers ? Do you study ? What is your job ? … ». Nous ne citerons que l’exemple de Mohan qui appelle Teo tous les jours sur notre portable local pour le retrouver autour d’un verre et continuer leur conversation du bus. No comment !

- L’électricité, une ressource rare : l’électricité au Népal n’est disponible que sur des plages horaires limitées (généralement 9pm – 9am) et communiquées en avance à chaque Népalais. Même si ces derniers ont parfois un générateur pour avoir un minimum de lumière, il leur est impossible en journée de faire des tâches aussi simples qu‘imprimer, faire des photocopies… Et pour nous, cela demande une logistique à toute épreuve pour charger tel portable, ordinateur et appareil photo sachant qu’il n’y a généralement dans les chambres qu’une seule prise…

Deux petits bémols :

- Saison de la pollution : comme vous le savez, nous sommes en saison sèche au Népal (idéal pour les treks) mais le problème est qu’il y a un nuage de pollution au dessus de la ville (essentiellement dû à la poussière…, cf. peu d‘industries polluantes au Népal). Dommage pour nous car nous ne pouvons pas voir les sommets himalayens depuis Kathmandu et cela réveille un peu nos allergies… Nous comprenons maintenant pourquoi la grande majorité des Népalais porte un masque. Heureusement, Yves, patron de notre guesthouse, nous rassure : tout cela disparait avec la mousson !

- Culture du klaxon : record battu ! Beaucoup de français, que nous ne citerons pas, se sont plaint du trafic et de la pollution sonore suite à leur séjour en Turquie. On peut vous dire que c’est « peanuts » comparé au Népal. En théorie, le klaxon aurait pour but de prévenir les piétons qu’un véhicule arrive … Pourtant, même quand on se pousse, ils klaxonnent… plusieurs fois… juste à notre niveau ! Provocation, amusement ou simple habitude… nous vous tiendrons au courant dès qu’on en saura un peu plus…

Comble du comble ...

PostHeaderIcon Arrivée à Kathmandu (2 avril)

Après 27 heures de voyage porte à porte, dont la moitié en escale et 7 dans une zone de transit indienne, une heure dans un taxi népalais pour faire 15 km (on vous reparlera des embouteillages de Kathmandu), l’installation dans une première chambre sans chasse d’eau, l’installation dans une deuxième chambre envahie par les basses des bars voisins (la fete est à son maximum le vendredi soir au Népal, veille du samedi jour de repos), nous arrivons enfin à la  Garden Guest House qui deviendra notre QG à Kathmandu. Chambres simples, petit jardin ensoleillé et propriétaire nouvellement installé au Népal suite à son mariage avec une népalaise…

Après une nuit de 12h pour nous remettre de nos émotions, nous partons à la découverte de la ville. Pas de plan à disposition, il faut improviser ! Tout le monde nous dit qu’il faut se perdre dans les ruelles pour faire les meilleures découvertes : temples, vaches sacrées, rickshaws, vélos, scooters, marchands de fruits et légumes, petites échoppes … Il y a de la place pour tout le monde … ou presque ! Heureusement (ou pas), les klaxons sont là pour organiser la circulation de chacun…

Le dimanche matin, nous allons dans “The place to be of” Kathmandu : Durbar Square (centre historique de la ville avec temples et pagodes newars). Teoman se croit en plein film asiatique (et oui, c’est sa première fois sur ce continent…). 

Le lendemain, nous nous échappons un petit peu de la cohue citadine pour nous rendre à Swayambunath, temple situé en haut d’une colline à 2 km de Kathmandu et considéré comme l’un des premiers sanctuaires bouddhiques du monde. On en prend plein les yeux avec une vue sur toute la vallée. Un vrai bol d’air pur…

Quelques photos pour illustrer cela…

1/ les rues de Kathmandu

  
2/ Durbar Square
 
3/ Swayambunath