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Blog Post

La dernière étape de notre voyage commence. Nous venons de terminer notre mission humanitaire d'un mois à Bariloche (expérience géniale ! ) et faisons cap vers le Sud : Perito Moreno et Torres del Paine avant de remonter doucement vers Buenos Aires.

Pour ce qui est des réactualisations blog, le Pérou est finalisé et la Bolivie est en cours.

A très bientôt,
Amélie et Teo

PostHeaderIcon Notre bizutage ou la découverte du Grand Nord australien (9 Juillet)

Plutôt que de vous raconter jour par jour nos aventures (ce serait trop long…), voici un condensé de nos meilleures péripéties :

Darwin, capitale du Northern Territory (3 jours)

En Australie, notre premier soir rimera avec dortoir et, avec dortoir, pleins d’histoires. Il y a évidemment le bordel des étudiants ou des Working Holidays qui squattent les « dorms » depuis des semaines (pas facile de se faire une petite place pour la nuit), la propreté relative des douches / toilettes communes, le check-out à 9h30 (bien matinal l’Australien) et enfin, les punaises dans les lits (bed-bugs). Amélie aura ses deux voisins du dessous (lits superposés obligent) victimes de ses terribles bestioles qui, heureusement, n’atteindront pas le lit du dessus… Vivement qu’on ait notre propre tente !

Notre second temps fort est notre premier cinéma en trois mois, en plein air qui plus est, sur des transats (un vrai rêve d’ado). Malheureusement, nous n’avons pas le choix dans la programmation et nous finirons avec un Walt Disney : la Princesse et la grenouille au milieu des gamins australiens. So cute !

   

  

  

Litchfield, nos premières expériences camping (2 jours)

Le Litchfield National Park est l’endroit incontournable pour les Australiens le week-end qui viennent pour un après-midi pique-nique / baignade. En effet, il y a plein de chutes d’eau offrant de très belles piscines naturelles. Cerise sur le gâteau : il n’y a pas de crocodiles. On comprend son grand succès !

Après la difficile épreuve des achats de matériel au moindre coût (glacière chez Woolworth, réchaud chez NT Camping, tente chez Coles), nous voici face à nous-mêmes pour cette première nuit en camping. Tout d’abord, montage et plantage de tente dans un sol dur comme du béton. Comme le dit si bien Glenn, notre premier voisin de camping australien : « Australia is a tough country ». Ensuite, préparation de nos hamburgers pour le diner. Et oui, l’Ameteo est ambitieux pour son premier repas. Heureusement, Glenn nous propose de partager son feu : soulagement, nous n’avons pas à sortir le réchaud, ni à aller chercher du bois dans la nuit noire. Notre poêle Téfal résistera à la puissance du feu et, une fois le steak haché cuit, nous rajouterons tomate, salade, coleslaw. Le tour est joué et Teo content ! L’épreuve du premier repas est passée avec succès.

La deuxième anecdote sera notre première rencontre avec les animaux du bush. Alors qu’Amélie s’en va chercher de l’eau pour une fiesta pasta, deux yeux brillants la suivent depuis les buissons. Là encore, Glenn viendra nous sauver. Pas d’inquiétude : ce n’est qu’un wallaby. Rien de plus normal, nous sommes en Australie. D’ailleurs, on en croisera des dizaines le soir dans les campings… Toujours sympa d’avoir un ami, la nuit, pour la pause pipi… La rencontre avec le wallabies terminée, Amélie se dirige vers les toilettes pour chercher son eau. Là, la surprise sera moins sympa : un énorme serpent (10 cm de diamètre et au moins 1m de long) squatte les toilettes des filles. Teo attiré par les cris de ces dernières viendra à leur secours. Trop tard, le serpent est parti, il n’en verra que la queue. Déjà très impressionnante… nous dira-t-il…

   

  

   

  

Kakadu, camping chez les moustiques (3 jours)

Impressionnant par sa taille (20 000 km2), Kakadu est à la fois un espace naturel et culturel. Venus pour admirer les peintures rupestres aborigènes (vieilles de 25 000 ans) d’Ubir et de Nourlangie, les visiteurs doivent cohabiter avec plus de 25 espèces de grenouilles, 55 sortes de poissons d’eau douce, 60 races de mammifères, 120 reptiles différents, 280 espèces d’oiseaux et au moins 10 000 variétés d’insectes. Le décor est planté !

Un moment que nous avons particulièrement apprécié est les Rangers’ talks et walks à des endroits et sur des thèmes toujours différents. En plus d’être gratuits (nice !), ils nous permettent en 2h d’en connaître un peu plus sur les animaux et la culture aborigène. On retiendra la session sur les estuarine crocodiles (dits « salties » car vivant en eau salée) et celle sur le système complexe de « Kinship » créé par les aborigènes pour régir les liens entre les individus. Etonnamment pour nous au premier abord, ces règles peuvent conduire à empêcher un frère et une sœur à se parler / côtoyer dans la vie adulte. En effet, les enfants de sexe opposé mais de parents identiques appartiennent à des « clans » opposés. Sûrement, une façon pour les peuples aborigènes d’éviter les relations intra-familiales… Concernant les crocodiles, quelques faits plutôt étonnants. Leurs ancêtres vivaient avant l’âge des dinosaures il y a plus de 100 millions d’années. Le sexe du jeune crocodile est déterminé par la température du nid. Leur vitesse de croisière dans l’eau peut atteindre 10km/h et sur terre, les 18 km/h (plutôt rapide l’animal). Enfin, vous vous êtes peut-être toujours demandés pourquoi les crocodiles ouvraient leurs mâchoire pendant les bains de soleil…. Et bien nous avons la réponse : pour éviter que leur cerveau ne surchauffe ! Et oui, comme tout reptile, les crocodiles utilisent l’environnement pour réguler la température de leur corps…

Notre deuxième souvenir de Kakadu sera encore le camping, mais cette fois-ci en solo. Et oui, autant à Litchfield, les emplacements camping sont vite remplis, autant là, la grandeur du parc (proche de la superficie de la Belgique) fait que nous nous retrouvons vite isolés, entourés de tous les « wild » animaux de la région. C’est là que nous essaierons pour la première fois notre fabuleux réchaud « Companion » et que nous tenterons les escalopes de dinde cuites au feu de bois par… Teo (et oui !). Notre pire expérience sera le camping de Burdulba… Voulant économiser les 20$ demandés par les rangers, nous tenterons un camping sauvage. A notre grand étonnement, il est vide. Contents d’être en harmonie la nature, nous plantons notre tente. Malheureusement, nous comprendrons vite la raison de cet isolement : nous sommes à 100 m d’une rivière infestée de crocodiles (rappelez-vous la distance de sécurité réglementaire est de 50m… de quoi nous rassurer…) et l’endroit est envahi par les moustiques dès la nuit tombée. Nous mangerons en 4ème vitesse, passerons notre soirée dans la tente à l‘abri des animaux de la forêt qui ne manquent pas de se faire entendre et mettrons les voiles dès le lendemain 7h du matin… Trop de sauvage tue le sauvage !

     

   

  

    

    

Une réponse à to “Notre bizutage ou la découverte du Grand Nord australien (9 Juillet)”

  • Zyz dit :

    C’est un vrai du truc de warriors votre truc !
    En même temps, vu votre timing j’ai l’impression qu’en Australie comme en Lettonie on a tous eu un gros problèmes avec des moustiques…
    Le moustique letton est mutant, te bouffe le sang malgré ta crème anti-moustique et te gratte pendant 1 semaine…Et le moustique australien?

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