janvier 2019
L Ma Me J V S D
« jan    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031  
Blog Post

La dernière étape de notre voyage commence. Nous venons de terminer notre mission humanitaire d'un mois à Bariloche (expérience géniale ! ) et faisons cap vers le Sud : Perito Moreno et Torres del Paine avant de remonter doucement vers Buenos Aires.

Pour ce qui est des réactualisations blog, le Pérou est finalisé et la Bolivie est en cours.

A très bientôt,
Amélie et Teo

PostHeaderIcon Highlights et… (10 sept)

Dans les deux articles qui suivent, nous avons décidé de vous présenter nos highlights et nos lowlights du Pérou. Pourquoi ? Parce que, pour être honnêtes, nous n’avons pas été enchantés par ce pays. Et oui, on peut dire que c’était notre plus grande attente, mais que finalement ce sera notre plus grande déception.

Au moins, cela permet de relativiser et cela nous montrera à quel point nos expériences dans les pays d’avant nous ont plu. Vous l’aurez compris, pour nous le Pérou n’est pas le pays que l’on vous conseillerait de visiter en premier. Maintenant, c’est notre expérience personnelle… qui n’engage que nous… (et quand même pas mal de voyageurs croisés en chemin). Mais nous avons quand même vu des sites impressionnants et vécu des expériences intéressantes.

Le 1er est le musée de la coca à Cusco.

Ce qu’il faut savoir, c’est que la grande majorité des Péruviens mâche des feuilles de coca pour vaincre certains maux comme le mal de l’altitude (plus pour les touristes), la faim ou le coup de pompe. Pour la petite histoire, la plante est cultivée depuis plus de 5000 ans et servait à l’époque soit de remède, soit d’offrande aux dieux tels que la Pachamama (la Terre Mère). Preuve en est : les diverses céramiques et objets religieux du musée représentant des visages avec une chique de coca dans la bouche (cf. photo). C’est dire la popularité de la plante ! Malheureusement par la suite, elle a  été beaucoup utilisée par les Indiens lors de travaux éreintants, notamment dans les mines. Encore aujourd’hui, les mineurs, ou même les chauffeurs de bus, en mâchent pour enchainer les heures de travail et de route. Mais le musée ne s’arrête pas là car, bien entendu, pour beaucoup, coca ne va pas sans cocaïne. Il dénonce ainsi le paradoxe des pays occidentaux qui sont les créateurs de la cocaïne (Albert Niemann, chimiste allemand, a le premier isolé la cocaïne à partir de feuilles de coca en 1859) et ses plus grands consommateurs (à ce titre, on peut voir les confidences d’anciennes et nouvelles stars du show business accros comme Whitney Houston ou Amy Winehouse), mais qui en même temps exigent, sans compromis aucun, l’éradication des cultures de coca. Les Américains en sont même arrivés à arroser les plantations via des canadairs pour les détruire à coups de pesticides. No comment !… Au-delà de la perte, par les communautés locales, de leurs plantations (et donc de leur gagne-pain), il y a le problème des effets nocifs de ces produits sur l’écosystème et la santé de la population. Nous serons ainsi touchés par la phrase de Nancy Obregon (membre du gouvernement péruvien) : « el gran flagelo del mundo est narcotrafico, pero para Peru, Bolivia, Ecuador y Colombia, el mayor flagelo est hambre ». Surtout que la hoja de coca est à la base de nombre de produits de consommation locale (pour le coup inoffensifs) : mate de coca, chewing gum de coca, caramelo de coca… Sans oublier le fameux Coca-Cola !

Bref, on n’a pas fini d’en entendre parler, mais l’Ameteo le dit haut et fort : « Coca yes, Cocaïne no ! »

  

  

La 2ème attraction qui nous a plu, ce sont las islas Ballestas (appelées communément les Galapagos du pauvre).

Situées près de Pisco, à 200 km au sud de Lima, elles sont le lieu de résidence de plein d’animaux : pélicans, cormorans, manchots, lions de mer… Trop mignon ! On se croirait dans un vrai documentaire animalier tourné au pôle nord ! Seul bémol : la menace permanente de la fiente d’oiseau qui peut vous arriver dessus… Petite note culturelle à ce sujet : les déjections de ces immenses colonies d’oiseaux peuvent atteindre par endroit 50 mètres d’épaisseur et constituaient, au milieu du XIXème siècle, le premier produit d’exportation du Pérou (el Guano, célèbre pour ses propriétés fertilisantes). Enfin, avant d’arriver près des iles, on longe la côte, où l’on peut voir un géoglyphe (dessin géant de 150 m de haut tracé sur la colline ayant la forme d’un candélabre) comme il y en à Nazca. On ne sait toujours pas aujourd’hui son origine, ni même sa signification, mais les théories abondent …

   

    

   

  

Notre meilleur souvenir du Pérou sera le trekking de Santa Cruz dans la Cordillera Blanca. Grandiose avec ses paysages de lacs émeraude, en contraste avec le blanc des pics enneigés. On y voit même le Nevado Alpamayo (5 947m), qualifié autrefois de plus belle montagne du  monde. Rien que ça ! Rassurez-vous, nous n’irons qu’4 760m pour passer le col de Punta Union, mais cela sera largement suffisant pour nos petits poumons d’occidentaux. Pour tout vous avouer, nous avions hésité à le faire en solo : et oui, après nos expériences camping de l’Australie, nous nous sentons prêts à le tenter en altitude. Heureusement, au dernier moment, nous opterons pour l’agence car le différentiel de prix était très faible : en effet, passer le col avec nos sacs, une tente, des sacs de couchage et notre bouffe de 4 jours sur le dos aurait été loin d’être facile ! Ca sera pour une prochaine fois … Néanmoins, ce trekking sera, tout de même, notre première fois en tente à cette altitude. Nous pouvons dire que nous passerons cette étape avec succès… en partie grâce à Amélie qui avait bien joué le coup en demandant des sacs de couchage supplémentaires, alors que l’on avait les nôtres ! Ok, c’est de la triche, mais tellement indispensable quand il gèle dehors ! Finalement, ce que l’on retiendra de cette expérience, c’est 1) la super ambiance du groupe avec que des jeunes (Teo sera le plus vieux !) venant des 4 coins du monde dont un allemand très bavard qui animera nos soirées et 2) tous les animaux « domestiques » (chiens et mules) qui nous ont accompagnés et bien faire rire tout au long de notre parcours.

                     

  

  

  

  

  

Laisser un commentaire