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Blog Post

La dernière étape de notre voyage commence. Nous venons de terminer notre mission humanitaire d'un mois à Bariloche (expérience géniale ! ) et faisons cap vers le Sud : Perito Moreno et Torres del Paine avant de remonter doucement vers Buenos Aires.

Pour ce qui est des réactualisations blog, le Pérou est finalisé et la Bolivie est en cours.

A très bientôt,
Amélie et Teo

PostHeaderIcon Les grandes villes de la Bolivie (10 oct)

Entre chacun de nos divertissements boliviens (trek Lac Titicaca / Jungle / Wwoofing), nous avons passé un peu de temps dans les villes qui valent tout aussi le coup, avec leur histoire, leurs grandes bâtisses coloniales et leurs marchés animés.

1) La Paz

Elle a été fondée en 1548 et doit son existence à sa situation stratégique entre Potosi, la ville de l’Argent, et Lima, la capitale des colons espagnols au Pérou. Plus grande ville du pays (mais avec seulement 850 000 hab) et centre du commerce, de la finance et de l’industrie, elle n’est pas officiellement la capitale de la Bolivie : elle abrite uniquement le siège des pouvoirs exécutif et législatif. En tout cas, pour nous, elle fait partie des plus belles villes de notre voyage, parce qu’elle est à la fois originale (elle est perchée sur les versants d’un canyon à 3 700 m, donc tout en pente), colorée (entre ses bus, marchés et cholitas), et aérée (pas de klaxon, ni de motos vous frôlant à toute vitesse). Elle est divisée en deux : on trouve en haut les quartiers pauvres avec les marchés, et sur la crête du canyon, des milliers de baraques en briques en guise d’habitation ; et en bas, les quartiers plus aisés, ainsi que le centre des affaires avec ses gros buildings. Tout l’intérêt de la Paz est d’être dehors dans ses ruelles et ses marchés ; nous y passerons donc 4 bonnes journées à marcher et… faire notre shopping. Un plaisir pour tous les sens !

  

  

  

  

  

  

2) Sucre

C’est là où l’indépendance a été proclamée en 1825 et c’est la ville qui a été choisie, peu de temps après, pour être la capitale de la nouvelle république de Bolivie comme mentionné dans la Constitution. A ce sujet, notre super guide du musée « La Casa de la Libertad » (bâtiment dans lequel la Déclaration de l’Indépendance a été signée) nous expliquera comment les habitants de la Paz, au cours d’une guerre civile avec ceux de Sucre, leur ont volé le statut de capitale (heureusement il leur reste le pouvoir judiciaire, mais à les entendre, il semble que les habitants de Sucre n’aient pas dit leur dernier mot !). Elle nous racontera aussi que les Simon Bolivar et Antonio Jose de Sucre ne sont pas les vrais libérateurs du pays car d’autres avaient déjà initié le mouvement auparavant. Fait un peu tristoune pour le pays : en un siècle (1825-1935), la Bolivie a perdu plus de la moitié de sa superficie au profit de ses pays frontaliers, notamment suite à deux guerres, celle du Pacifique avec le Chili (qui privera la Bolivie de son accès stratégique à la mer) et celle du Chaco avec le Paraguay. Sinon, comme Arequipa au Pérou, la plupart des constructions de Sucre sont blanches et d’origine. Ce qui lui vaut d’être déclaré « Unesco World Heritage Site » en 1991. Tout comme nous, Anke, notre hôte du wwoofing, adore cette ville car elle est le centre culturel et universitaire du pays. Les rues sont donc blindées de djeuns cool et y a pas mal d’expositions et de spectacles. Ainsi, on se retrouvera dans un théâtre pour assister à un concours de chants, et dans la rue pour un concert hommage au Che, seuls blanc entourés de jeunes révolutionnaires en herbe !

  

  

  

  

3) Potosi

Toute l’histoire de Potosi est liée à ses mines d’argent, découvertes en 1544, par un Inca local, Diego Huallpa. Un an après, les Espagnols débarquèrent et commencèrent son extraction via le travail de milliers d’esclaves indigènes. Pour augmenter la productivité, ils ont « importé » des millions d’esclaves venus d’Afrique et les ont fait travailler selon des roulements de 12h. Le plus dur, c’est qu’ils devaient rester tout le temps sous terre (minimum 4 mois d’affilés). Ils travaillaient, mangeaient et dormaient dans la mine ! Ainsi, on estime à 8 millions le nombre de morts entre 1545 et 1825. Aujourd’hui, l’extraction se poursuit mais à moindre échelle avec des coopératives de mineurs propriétaires des richesses produites (mieux mais pas encore top). Malheureusement, les conditions de travail n’ont guère évolué depuis l’époque coloniale et l’espérance de vie ne dépasse toujours pas les 10/15 ans d’activité minière. Ainsi, pour des raisons de sécurité (risque d’intoxication, d’éboulement ou d’explosion …) et de voyeurisme, nous avons choisi de boycotter la visite des mines et profiter de la ville de Potosi qui a beaucoup plus à offrir.

  

  

  

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