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La dernière étape de notre voyage commence. Nous venons de terminer notre mission humanitaire d'un mois à Bariloche (expérience géniale ! ) et faisons cap vers le Sud : Perito Moreno et Torres del Paine avant de remonter doucement vers Buenos Aires.

Pour ce qui est des réactualisations blog, le Pérou est finalisé et la Bolivie est en cours.

A très bientôt,
Amélie et Teo

PostHeaderIcon Le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni (11 Oct)

Nous avons choisi de partir de Tupiza pour notre trip dans le Salar parce que : 1) ça permet de faire une boucle et de ne pas revenir sur nos pas 2) les tours au départ de Tupiza proposent de voir plus longtemps le Sud Lipez (en 4j vs 3j au départ d’Uyuni) pour terminer, cerise sur le gâteau, avec le Salar au lever de soleil 3) Les agences, moins nombreuses, offrent des prestations de meilleure qualité qu’à Uyuni. Et quand on parle de qualité, on parle avant tout de sécurité ! Nos amis belges de la Jungle nous raconteront leurs mésaventures avec le chauffeur de leur 4×4 complètement « borracho ». En effet, l’alcoolisme est un vrai fléau en Bolivie, et malheureusement, les conducteurs font rarement le choix entre boire ou conduire. A tel point que, dans le cas des belges, ils l’aideront à plusieurs reprises à monter dans la voiture. Ca fait froid dans le dos !

Nos arrivées dans les nouvelles villes suivent maintenant le même rituel : sélection de 3 guesthouses dans le guide pendant le bus de nuit, visite de ces mêmes guesthouses au petit matin tout en laissant la chance à ceux venus à la sortie du bus nous proposer leurs services, sieste de 2/3h pour reprendre des forces avant notre session benchmark de l’après-midi. Notre choix s’est porté sur l’agence « Alexandro Adventure Travel », meilleur rapport sympathie / prix. Eh oui, la sympathie est un critère important pour l’Ameteo. Alexandro est d’ailleurs tellement sympa qu’il nous fait un super prix, au point de se faire engueuler par sa femme après. On l’a vu de nos propres yeux ! Aussi, après nos déboires dans la Pampa (souvenez-nous … les danois !), il nous a rassurés sur le nombre de participants, important quand on passe plus de 8h/j dans un 4×4, et sur les personnes elles-mêmes. La bonne nouvelle, c’est que l’on est en tout 4 avec 2 françaises de notre âge : Mélina & Soizic, avec qui on s’éclatera bien ! L’autre bonne nouvelle, c’est le guide Freddy et la cuisinière Elisabeth (noms anglo-saxons très populaires en Bolivie), un couple de choc, mariés dans la vraie vie, juste parfait : Freddy nous alimente continuellement en informations sur les montagnes et lagunes rencontrées pour le bonheur de Teo, et Elisabeth nous fait des bons petits plats pour le bonheur d’Amélie, sans parler de leur voiture tout confort et full options. Y a même une entrée « aux » pour brancher nos Ipods. Tout ça, dans une ambiance, comme Freddy a l’habitude de dire : « Muy tranquilo ! »

Jour 1 :

Nous sommes les premiers à arriver à l’agence (serait-on devenu ponctuel après nos 8 mois de voyage ?!), parce qu’en fait, les autres sont en train de se battre avec les banques pour changer de l’argent. Vous l’aurez compris : il n’y a pas de distributeur à Tupiza. Conseil de l’Ameteo : toujours avoir des dollars sur soi en dépannage pendant le voyage. Avec 1/2h de retard, on quitte la ville pour atterrir, après quelques minutes de route, au milieu d’énormes canyons ou « Quebradas ». C’est le Far West version bolivienne, avec ses cactus de 10m de haut et ses troupeaux de lamas et alpacas. Ces derniers sont d’autant plus mignons qu’ils ont des décorations sur les oreilles (une façon pour les bergers de les distinguer). A ce moment, Freddy nous raconte qu’il a un élevage de 30 lamas, dont la viande est bien plus tendre que celle de l’alpaca (ce dernier étant plus connu pour sa laine). Ils vivent aussi de leur plantation de quinoa (pseudo céréale très populaire en Amérique du Sud servie en soupe ou en accompagnement), qu’ils nous feront goûter lors d’un repas. On déjeune chaud (Elisabeth stocke la nourriture, cuisinée la veille, à ses pieds, près du moteur, pour la maintenir à température) quelque part entre San Pablo et San Antonio, puis repartons à la découverte de nos premiers points de vue (Sol de Manana) et lagunas (Celeste). Comme le disent si bien les anglo-saxons, les paysages sont « absolutely unforgettable » ou « literally breathtaking ». Et, pour une fois, ils n’en font pas de trop ! Tout ce que l’on verra pendant ces 4 jours, c’est du « jamais vu ». En tout cas, pour nous, c’est la première fois que l’on voit des lacs verts ou rouges, des rochers aux formes spectaculaires, des sommets avec des dégradés de couleurs … Bref, une pure merveille de la nature à voir de toute urgence ! It’s amazing … Après le passage d’un col à 4 855m (plus haut que le Mont-Blanc !) et une crevaison (pas de soucis, Freddy a tout ce qu’il faut en stock et Elisabeth fait péter sa tournée de sucettes pour nous faire patienter), on entre enfin dans le parc Eduardo Avaroa pour passer notre première nuit quelques kms plus loin. Cool, il fait pas si froid (jeu de mot !) que ça et y a plein de couvertures de dispo en plus de nos sacs de couchage. Ensuite, c’est goûter, souper, brief de Freddy sur la journée de demain et au lit !

Jour 2 :

Freddy avait pour ordre de ne pas nous réveiller trop tôt ! Il le respectera, puisque nous sommes les derniers levés à 7h30. Les autres groupes se sont levés plus tôt car leur programme prévoit l’ascension du Volcan Uturuncu à 6 020m. Une façon « paresseuse » de passer la barre mythique des « 6 000 », puisque la jeep les dépose à 1 km du sommet. Mais bon, on ne va pas trop les chambrer, car, alors qu’ils étaient en train de cracher leurs poumons à 6h du mat, nous, on dormait ! Les pancakes d’Elisabeth enfilés, on part à la rencontre des flamants roses, qui rajoutent une couleur de plus au paysage déjà exceptionnel. Comme si on n’en avait pas assez ! Mea Culpa pour Teo qui n’arrêtera pas d’essayer de les faire voler. Puis, on traverse le Salar de Chalviri (y en a pas qu’un dans la région) pour trouver, au pied du Cerro Polques, un bassin de sources d’eaux chaudes qui n’attend que nous pour une p’tite baignade à 30°c. Une piscine naturelle en plein milieu du désert … Quel luxe ! Déjeuner au cul du 4×4 avec vue sur les Rocas de Dali (du nom du surréaliste qui s‘en serait inspiré) puis visite de la Laguna Verde, malheureusement, sous les nuages accrochés au volcan Licancabur. Pour info, sa couleur verte vient de sa forte concentration en carbonates de sulfure, arsenic et calcium, qui le maintiennent d’ailleurs encore liquide par -20°c. On termine la journée par un tour dans les geysers à plus de 5 000m (record battu!) avec leur fameuse odeur de souffre, et alors qu’il commence à neiger (si, si, on vous assure), on crève une nouvelle fois. Et là, c’est moins drôle puisqu’il faut sortir de la voiture. Grâce à la deuxième roue de secours, on arrive à repartir pour le refuge, afin d’y passer la nuit, tout près de la Laguna Colorada. Les repas sont de plus en plus animés car on commence à mieux se connaître avec Mélina et Soizic, deux infirmières de l’hôpital de Genève. Le diner sera donc l’occasion de débattre de sujets divers et variés comme « pour ou contre les vaccins » ou « l’émission de Frédéric Lopez « Rendez-vous en terre inconnue » : investigation ou voyeurisme ? »

Jour 3 :

La troisième journée commence évidemment par la Laguna Colorada, de profondeur max 80 cm, et qui doit sa couleur rouge, aux algues et planctons (appelés diatomées et nourriture principale des flamants roses) qui habitent ce lac. Tout autour, la côte contraste avec le blanc brillant lié aux dépôts de sodium, magnesium, borax et gypsum. A 20km de là, on découvre l’Arbol de Piedra entouré d’une dizaine de 4X4 (déjà moins glamour). Nous déjeunons près d’une série de nouveaux lacs, plus beaux les uns que les autres, en compagnie de flamants roses : Teo est conquis, il en est à sa centième photo ! La pause terminée, nous attaquons notre dernière ligne droite vers le Salar d’Uyuni, bercée par la musique de Coldplay et les tentatives d’intervention de Teo en espagnol, sans oublier un ravitaillement bières à San Juan et Colcha K. Nous passons notre dernière nuit dans un hôtel de sel aux abords du Salar, où les lits & tables sont fait à partir de blocs de sel et les portes & fenêtres de bois de cactus. Sympa !

Jour 4 :

Avant de vous expliquer notre aventure dans le Salar, un passage par Wikipédia s’impose ! “Cette étendue de sel, vestige d’un lac d’eau de mer asséché, est située à 3 700 mètres d’altitude. Avec une superficie de 12 500 km2, elle constitue le plus vaste désert de sel du monde et représente un tiers des réserves de lithium exploitables de la planète. Ces dernières, composant essentiel des batteries électriques, sont actuellement le centre des attentions de plusieurs multinationales, ainsi que du gouvernement. Sa formation remonte à 40 000 ans, quand l’étendue d’eau salée était une partie du Lago Minchin, un lac préhistorique géant. En s’asséchant, il laissa derrière lui deux petits lacs encore visibles, le Lago Poopo et le Lago Uru Uru et deux grands déserts de sel le Salar de Coipasa et le gigantesque Salar d‘Uyuni”. Revenons à nos moutons ! Comme le veut la tradition, le réveil sonne à 4h30 car il faut être dans le Salar au lever du soleil. Dès qu’il fait son apparition, commencent les jeux de photos comme celui des ombres ou de la perspective. On est tous les 4 comme des gosses en train de se photographier, au grand désespoir de Freddy et Elisabeth, qui ont un planning à respecter. Ils doivent suivre le tour classique : Isla Incahuasi, visite du musée de céramiques à Coquesa, passage par le seul hôtel implanté dans le Salar « Playa Blanca », Cimenterio de Trenes … Et nous, on veut rester dans le Salar qui offre un spectacle grandiose. Même si on savait à quoi s’attendre, ca fait bizarre d’être perdu au milieu d’un désert tout blanc. Deux choses surprenantes : la première est que l’on a du mal à distinguer l’horizon qui est flou et donne l’impression que les éléments (montagnes ou îles) flottent sur le salar (en raison de la diffraction de l’air et de la courbure de la terre, parait-il ?!); et la deuxième est que, comme tout est extrêmement plat et blanc, il n’y a aucune perspective. Du coup, il est impossible d’apprécier les distances. Tout parait si près alors que des dizaines de kms nous séparent ! Un peu à la bourre après nos interminables séances photos, Freddy décide de zapper le site d’extraction de sel (Amélie lui en veut encore !). Nous laissons les filles à Uyuni pour leur bus de nuit direction la Paz et nous, nous repartons pour 5h de route vers Tupiza (et oui, demain le programme est chargé : se lever à 4h du mat pour passer la frontière argentine).

En conclusion, alors que l’on s’attendait à un trip purement commercial, nous serons éblouis par la beauté des paysages. Et ce, d’autant plus qu’en partant de Tupiza, nous avons évité les files de 4×4 qui gâchent un peu, il faut le dire, le spectacle. Seul petit regret : le peu de temps passé dans le salar (un peu de notre faute quand même car Freddy devait nous ramener à Tupiza et la route était loin d’être facile ensuite…)

  

  

  

        

  

  

  

  

  

  

  

  

  

  

3 réponses à to “Le Sud Lipez et le Salar d’Uyuni (11 Oct)”

  • Zyz dit :

    Tu te la racontes un peu sur la dernière photo, non? Ca fait un peu snowboarder le film…

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